Champions...
Je ne sais pas comment te le dire, mais voilà, ta girafe est morte. Elle n'aura même pas eu le temps de souffler sa première bougie.
Ne me demande pas de t'expliquer pourquoi, j'en serais bien incapable. Je suis juste navré de te dire que tu t'apercevras en grandissant qu'on est jamais à l'abri de la moindre des saloperies, la dernière des injustices, surtout venant de la part de nos chers congénères. Si tu le désires, quand nous arriverons, samedi, nous irons tous les deux écrire un petit mot sur ce qu'il reste de sa carcasse. Un petit truc inutile, éphémère, poétique, qui ne la fera pas renaître de ses cendres, mais qui nous fera tout de même du bien. Parce qu'on aura beau brûler tous nos bouquins, et répéter cela dans l'histoire, ça ne nous empêchera pas de continuer à écrire. Les livres, il y a des gens à qui ça fait peur tu sais, tu vas bien être obligée de t'y habituer... On a souvent peur de l'inconnu...


Ce soir, je voudrais qu'ils soient hantés, dans leur sommeil, par une bestiole deux fois plus lourde que leurs vulgaires automobiles, mesurant deux fois leurs grossières cages de football, et dont le cœur pèse au bas mot l'équivalent qu'une dizaine de leurs cervelles.
- le blog de Rubio, son papa, beaucoup moins connu que Ben et ses phrases faciles : jean-michel-rubio.blogspot.com
- le site du collectif art book : art-book-collectif.over-blog.com
et comme il ne faut jamais laisser croitre la gangrène obscurantiste, vous pouvez faire don de livres de poches pour Zarafa II à la mairie du 1er ou au 6-8 rue Sénac.)




























