mardi 24 novembre 2009



Je voudrais vivre dans une maison témoin, dont je serais le seul à posséder les clefs, avec les tables et les chaises vissées au sol, bien parallèles, et que tes chieurs et toi vous alliez piailler ailleurs.

jeudi 12 novembre 2009

Une vie héroïque...



... et bien remplie..!

Ça y est, les bandes annonces du film retraçant la vie de Serge Gainsbourg sont enfin disponibles. Je serais un grand journaliste, maniant le verbe avec une drôlerie singulière, je me risquerais à dire que ce teaser nous met l'eau à la bouche. Mais je vais me contenter de vous avouer qu'un long et léger frisson m'a parcouru l'échine. Parce que j'ai la réelle impression qu'il émane de ce conte toute la pudeur de Gainsbourg, et le pari était osé.
Du coup, pour patienter et par curiosité, je me suis renseigné un peu plus profondément sur le film et surtout son réalisateur, Joann Sfar, que je ne connaissais pas. J'ai découvert un type d'une profonde réflexion, super actif et passionné, qui aborde son travail d'une manière vraiment humaine. Pour ceux que ça intéresse, il y a pas mal de matière sur le site du film, des explication du rélisateur et de la vidéo, dont un sympathique léger making-of sur la musique du film, entièrement enregistrée, et non exhumée...

www.gainsbourg-lefilm.com

Et comme souvent, je préfère laisser écouter et laisser parler les gens qui savent le faire :

"Lorsque la vie séculaire s’invite dans cette dramaturgie, c’est pour mieux faire comprendre le chemin forestier que parcourt un poète en marche. Quand il parle avec une femme, quand il est sur les genoux de son père qui lui joue du piano, quand il fait le malin parce qu’il y a des caméras, c’est pour mieux raconter ce drame très singulier : le dernier poète français a dû supporter le monde de la télévision. Ça sera drôle mais sans le moindre cynisme, il faut être le dernier des imbéciles pour croire au cynisme de Gainsbourg. C’est l’histoire d’un homme pudique qui se protège comme il peut." Joann Sfar.

video

jeudi 5 novembre 2009

Alternombriliste...

mercredi 14 octobre 2009

Du positif...

jeudi 8 octobre 2009

Je voudrais...


T'enrouler de ma plume
Et te faire tournoyer
Et l'ombre d'un instant
Être plus fort que tout

Saupoudrer l'amertume
D'un blanc voile sucré
En remontant le temps
Flotter dans l'air si doux

Je voudrais

Sentir l'odeur du bois
Le vent dans mes cheveux
Et puis ce frais courant
Qui remonte l'échine

Comme lisse mica
Sans espace rugueux
N'être que pur onguent
Plus que parfum de chine

lundi 5 octobre 2009

A tout moment...



L'espace d'un instant
J'ai cru voir ton ombre
Qui survolait ma peau d'angoisse

Ne m'lâche pas maintenant
Quand les gouffres appellent et qu'un soleil sombre
Dans une robe de nuit noir-crevasse

(Eiffel - Ma blonde - A tout moment - 2009)

dimanche 20 septembre 2009

Polémique...


Où se terre-t-il ce petit bonbon sucré, ce coup de fouet à l'endormissement pathogène, où donc hiberne-t-elle, cette salvatrice ardeur enfouie au creux de l'estomac, qui ravive instantanément les couleurs survivantes de notre tréfond d'humanité..?


De grâce, rendez-moi la polémique..! Et qu'on me la détache de ce siamois nuisible qui approche à grand pas, cette colère sourde et aveugle, purement stérile, inféconde, qui n'a rien à voir et rien à lui envier...

Non je ne crie pas, ne me fâche pas, n'exagère pas, je m'exprime, vis, bouillonne, brûle de désir et de passion et quitte à te provoquer, te choquer, te vexer, te déplaire, je voudrais juste t'émouvoir, remuer la vase et toute la matière décantée afin que tu oses déposer sur le plateau toi aussi le fond de tes entrailles..!

dimanche 6 septembre 2009

Hier soir...

















Hier soir, j’avais l’impression d’avoir à la place du cœur un vieux poulpe et du sexe un petit oiseau mort. J’ai pris la voiture, j’ai ouvert le toit et les vitres et j’ai conduit très vite, sans boucler ma ceinture. J’avais besoin de me sentir libre et vivant, retenu par un petit fil fragile. J’ai crié à me décrocher la mâchoire, puis je me suis couché. Je me suis dit que j’avais de la chance.

jeudi 27 août 2009

A rebours...









Maman, tout est allé si vite...

mardi 25 août 2009

De l'air..!



J’étouffe de l’air
(mon espace vital)
Mon atmosphère
(la paix pour moi c’est capital)
Pars en poussière
(mon espace vital)
J’étouffe de l’air

Les rats veulent plus me lâcher
Se raccrochent à mes lacets

Demandant rien à personne
Lassé de vos injonctions
J’aspire au strict minimum
La tranquillité des hommes

Certains voudraient me lécher
D’autres encore vif me brûler

Lassé de vos racolages
De vos bas enfantillages
Vos tentacules prolifèrent
Je voudrais juste de l’air

Mon oxygène
Y’en a qu’ça gène

lundi 24 août 2009

La Bretelle...

Est-il Dieu possible, en pleine mouvance des droits de la femme, que des bougresses se plient encore aux ordres fascisants d’une espèce de Ubu prostatique de la mode, qui au lieu de crever de honte dans son anachronisme, continue de leur imposer le carcan chiffonneux de ses fantasmes étriqués, et cela, jusqu’au fin fond populaire de nos plus mornes Prisunic ? Je t’en prie, ma femme, ma sœur, mon amour, mets ton jean, ou reste nue, mais ne marche pas dans la mode, ça porte malheur..! (Pierre Desproges)



Voilà ce qui me martèle en tête, ces temps-ci, quand je vous croise toutes, clones insipides, avec vos robes campagnardes aux coupes indélicates, aux couleurs criardes et imprimés vulgaires, vos chaussures de torture ou vos maillots faussement provocateurs. Mais surtout, et là on ne peut que s'incliner devant autant d'entêtement au gâchis, l'ultime grossièreté, reine du paradoxe, zénith du fagotage, comble du mauvais goût, cet espèce de robe bustier, ce crève-cœur indélicat, qui, comme un furoncle au milieu d'une jolie figure, transforme la plus délicieuse d'entre vous en vieux sac à viande, dans lequel je n'oserais pas même transporter mes déchets...

Car oui, il faut bien que je vous le dise, quelle que soit votre négation devant l'outrage, la plus fière des poitrines semble s'avachir sous le poids du linge, même avec ces faux soutiens-gorges de mascarade, tant votre cou accapare l'espace, et de plus, afin de ne pas perdre votre accoutrement, vous voilà contraintes à vous saucissonner jusqu'à faire apparaitre sous vos bras condamnés à tirer sur l'appareil chaque minute un de ces bourrelets surnaturels et hautement disgracieux qui, s'il n'était provoqué par la mode, empourprerait votre visage jusque dans vos appartements.

Mais surtout, offense suprême, insulte à tant de decennies de sensualité, il y a quelque chose que je ne vous pardonnerai jamais : quid de la fine bretelle qui glisse, pour laquelle on renierait sa race, on envahirait l'Autriche-Hongrie, on arrêterait le cours du temps et inverserait la courbe des planètes..?

dimanche 16 août 2009

Le Cri...

Tuer l'excès dans l'oeuf.
Sans violence, cuisson à l'étouffée.
Des mots lisses comme le mica.
Jamais un seul plus haut que l'autre.
Le sourire comme une redingote à l'épreuve de tout temps.
De bons sentiments sur une belle tartine de miel.
Et on saupoudre d'une jolie couche de vernis incolore.
Briller, briller sans cesse.
Regarder ensemble dans la même direction.
Panser pour ne pas penser.
Toujours racler le fond de la casserole.
Hic du moujik, image subliminable, il reste quatre-vingt huit kilomètres au compteur.
Arrange-toi avec ça...










Le cri, étouffé devant un tribunal populaire, à la littérature le cri, à l'encyclopédie, encadré à Oslo..! Des cernes, des valises comme des bouteilles de gaz, prêtes à briser la vitrine, à te péter à la gueule s'il le faut, des petits bouts de bienséance un peu partout sur le tapis du salon, ça fait désordre en devanture...
Moi, violent ? jamais ! Juste une éponge à neutrons, on emmagasine tout dans l'arrière-boutique, on bourre, on bourre, et paf, on légifère, on prend la pesée, bien ou mal, gare à pas tergiverser !

Et bien si, ça tergiverse, ça verse même tout court, des larmes de crocodile maroquinier, ça verse dans le paternalisme à outrance, ça dégueule et dégouline de mièvrerie. Pardon, ça fait pas mal au moins j'espère ? Oh mais t'inquiètes, c'est pas grave, du mercurochrome sur une gueule de bois, quelques bandelettes et hop, le tour est déjoué..!
Alors on fausse compagnie, histoire de prendre l'air, prendre la fille de l'air, la fille du vent oui, et quand il est trop tard, on compte les poings, on te l'a dit, tribunal populaire, micro-trottoir, ça va super marcher, faire jaser jusque dans les ministères, désolé, y'a pas ma taille, alors je prends la porte de derrière...

Je suis loin.
Même plus une ombre, plus un instant.

Restera juste un silence assourdissant.

mardi 11 août 2009

Richard, ça va..?










Les gens il conviendrait de ne les connaître que disponibles
A certaines heures pâles de la nuit
Près d'une machine à sous avec des problèmes d'hommes simplement
Des problèmes de mélancolie
Alors on boit un verre en regardant loin derrière la glace du comptoir
Et l'on se dit qu'il est bien tard

Richard, ça va ?

Nous avons eu nos nuits comme ça moi et moi
Accoudés à ce bar devant la bière allemande
Quand je nous y revois des fois je me demande
Si les copains de ces temps-là vivaient parfois

Richard, ça va ?

Si les copains cassaient leur âme à tant presser
Le citron de la nuit dans les brumes Pernod
Si les filles prenaient le temps de dire un mot
A cette nuit qui les tenait qui les berçait

Richard, ça va ?

A cette nuit comme une sœur de charité
Longue robe traînant sur leurs pas de bravade
Caressant de l'ourlet les pâles camarades
Qui venaient pour parler de rien ou d'amitié

Richard, eh ! Richard !

Richard , encore un p'tit pour la route ?
Richard, encore un p'tit, vite fait
Eh ! M'sieur Richard, le dernier, pour la route !

(Léo Ferré - Richard - Il n'y a plus rien - 1973)

dimanche 9 août 2009

Merci...

Je voudrais simplement témoigner ici de ma reconnaissance à toutes les personnes, intimes, proches ou anonymes, qui de près ou de loin m'ont aidé, encouragé, félicité, remercié (un comble!), qui de toutes ces manières ont été étonnamment très attentifs à ce truc un peu bizarre que pouvait être ce projet d'une expo de poésie... Même si cela ne se voit pas forcément car c'est un tantinet gênant et que je me défends d'y prendre du plaisir, je suis profondément touché par toutes ces attentions...
Quand j'ai accepté ce projet, je ne me suis pas bien rendu compte du travail que cela représentait, ni de la difficulté de la mise en place d'une idée de départ, certaines choses sont encore à peaufiner et améliorer , ce qui sera fait dans la semaine. Le finish fut aussi exaltant qu'éprouvant..! Heureusement qu'il existe encore des gens assez courageux ou fous pour donner vie à ces moments précieux...

J'en profite donc, exceptionnellement pour citer quelques noms, car ceci n'aurait pas pu exister sans ceux qui ont mis la main à la pâte, c'est à dire bien sûr Olive et Mélane, mais aussi Lisa, Mathilde, Sandra et François, qu'ils en soient ici grandement remerciés...

Mes craintes étaient je dois l'avouer multiples, principalement éviter la présomption, l'austérité et la sinistrose, et il me semble à travers vos témoignages que ceci a été esquivé, ce qui pour moi est juste immense.

Enfin, merci à ceux qui au détour d'un regard m'ont dit avoir été émus, car, comme je tente de l'expliquer régulièrement sur ce blog, si seulement une personne a été touchée ou ne serait-ce que déconnectée de ses soucis, alors le pari est gagné et tout cela a le mérite d'exister...

mardi 4 août 2009

Por Aya..?

samedi 18 juillet 2009

Tomber...



Tomber à genoux.
Se relever.
Tomber à nouveau et se relever encore.
Oui, j’ai grandi, oui le temps est passé, pour moi comme pour toi d’ailleurs.
Je ne suis qu’un être humain, qui vaut ce qu’il vaut.
Je réclame le droit à la peur et à la douleur, au mépris de mon âge.
Et si on ne veut pas me le donner, j'irai le chercher.

lundi 13 juillet 2009

Sommeil...



J’essayais alors de trouver le sommeil, le dos vouté et les épaules en avant, comme on s’apprête à forcer une porte massive, prêt à rebondir sous le choc puissant des forces contrariées.

dimanche 5 juillet 2009

En rouge et noir...



Je n'ai toujours pas la carrure, mais j'ai l'œil.

Celui qui déniche l'aiguille dans la motte de chafouin, la perle mirifique dans le flot des bourriches délétères. Quand le corps tremble encore, la rétine imprime sans bavures.
Rasez le champ sur le champ, goinfrez-vous de bouquets tapageurs, foutez-vous en jusque là, seule m'intéresse cette petite pousse fragile qui ne rentre pas dans vos canevas patibulaires, glisse sous vos regards de plomb, sur vos chemises immaculées. Celle-là même qui chancèle, se courbe au vent, à raz de terre, et pourtant se redresse, s'étire, entrouvre ses persiennes et perce au petit matin les ronrons anonymes pour mieux vous tenir la dragée haute.

dimanche 28 juin 2009

Bertrand vs Romain...



Mince.
Comment allez vous faire, amis journaleux, chroniqueurs émérites, défricheurs insatiables, vous les spécialistes, professionnels de la profession, qui possédez cette plume fine et acerbe, prompte à séparer le bon grain de l'ivraie, en face de ce cruel dilemne..?
Vos mères n'ayant pas mis bas assez tôt pour vous permettre de vérifier qui de Verlaine ou Rimbaud pissait le plus loin, ni lequel faisait la femme, à qui il aura fallut un triste fait divers pour redécouvrir Noir Désir et leur chercher de facto une relève, des disciples, voire plagiaires, vous qui baignez dans la compromission, le léchage à l'envi, les raccourcis malhonnêtes, les réglages de comptes gratuits, comment allez-vous faire pour trouver une case où ranger le prochain titre d'Eiffel, sur lequel la participation de Bertrand Cantat vous coupe l'herbe sous le pied tel un rasoir poétique à vitesse fulgurante..?

samedi 27 juin 2009

Abrakadhafi












On y sera...

jeudi 25 juin 2009

Aspérités...

L'époque étant apparemment entièrement vendue - même les cerveaux s'achètent et se lavent de plus en plus blanc ! - à la béatitude hagarde et ses frères d'armes que sont l'autopersuasion et le déni, et n'ayant pas encore trouvé le moyen de réparer cette foutue Doloréane, me voilà contraint un peu plus chaque jour à composer, non pas de la musique malheureusement, mais un personnage qui ne me sied pas, ne me plait point, mais il faut bien l'avouer n'étant pas masochiste, rend néanmoins la vie plus lisse, plus facile, si seulement ceci pouvait être un but en soi-même..!
Serait-ce donc enfin l'age adulte tant réclamé qui me guette..? Pour la première fois, fini les croisades, je baisse la garde. Au lieu d'essayer d'être le grain de sable, je serai la burette s'il le faut, pour la paix des ménages et méninges, même si cela ote par là-même une piste de relexion, même si le ton est monocorde et l'oeil bovin, qui donc s'en apercevra, au moins, nous serons d'accord...

Heureusement, il me reste cet endroit privilégié, ici, là, où je peux vaquer librement à mes humeurs et pensées, et duquel ceux que cela dérange, rend mal à l'aise, abîme ou indispose telle une odeur d'égout peuvent prendre leur cliques et leurs cloaques et déguerpir à tout moment, si tant est qu'il eurent un jour été cordialement invités.


Dans ces moments-là, je pense souvent à feu Maurice Pialat venant recevoir sa palme d'or pour Sous le soleil de satan et à son poing levé au milieu des sifflets: "Je ne vais pas faillir à ma réputation, si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus !".
Etant dans le même instant - bon c'est vrai ça commence à dater - à une période-charnière à laquelle on ne m'autorisait déjà point le droit à la différence, et où de plus je ne possédais aucunement les armes pour me défendre, j'avais été pris d'affection pour ce type à qui on ne laissait même pas la parole, ainsi chahuté et jugé par contumace, peut-être car je me sentais mutilé moi-même dans ma personne par la meute de mes contemporains.
Ainsi, au fil du temps, je me suis naturellement rapproché de quelques parias, solitaires, hérétiques, amputés, contestataires, quelques oiseaux blessés que leurs histoires particulières rendaient énigmatiques, et qui m'étaient d'une sonorité familière. Catalogué quelque part entre le faible, l'androgyne, le peureux, le chétif ou l'handicapé, il me fallut pour survivre aller puiser dans mes ressources la force de l'insoumission, extirper de mon être cacochyme la substantifique partie qui faisait certes de moi une personne différente, mais aussi capable d'exécuter des choses qui auraient fait trembler le plus costaud de l'école, celui qui pourrissait mes récréations, celui qui à l'heure qu'il est doit continuer de se mesurer la bite.
Bien loin de moi l'idée de faire pleurer dans les chaumières, cette nécessaire paranthèse n'a d'autre fonction que d'exprimer que le rôle qui m'échoit n'est pas un rôle de composition, mais un rôle vital, inéluctable, et que me goinfrer tous les films de Dewaere à la file en cette période était le seul moyen pour ne pas finir comme lui... Mais les temps changent...


En effet, j'ai décidé - cette fois je le jure - de cesser de m'échiner à expliquer vainement mon état psychologique, ou ce qu'il n'est pas - le comble ! - lassé de me défendre d'attaques perfides, violentes, humiliantes, masquées, hypocrites ou simplement malhonnêtes, n'ayant souvent pour naissance, essence et but seulement de rassurer leurs auteurs sur leur propre état, leur propres peurs, leurs propres douleurs, quand ceux-ci ne les nient pas... Je vais donc prendre des cours de Macaréna dès la semaine prochaine, idolâtrer la nature, les artistes subventionnés, l'airbag latéral et le sport d'équipe, histoire de régler ainsi ce que vous prenez pour contentieux, et nous pourrons alors pleinement glisser dans la félicité extatique...
Et pourtant je ne demandais pas la lune, soeur frigide, juste que l'on lise entre les lignes, le mot pour la phrase, la phrase pour la pensée, que l'on parte de bases acquises tacitement, qu'on ne nie pas mes aspérités, et qu'on ne les mette pas sur le compte d'une quelconque psychose, mais la diabolisation court plus vite que la rumeur même...

Si j'ai pu rechercher l'amour absolu, qui ne vaut que si l'on est prêt à donner sa vie, je n'ai jamais couru derrière l'amour universel, ni même celui du plus grand nombre, et ça tombe plutôt pas mal, je ne trouve déjà pas assez de mots, de temps et de courage pour offrir tout ce que je voudrais aux gens que j'aime. Je voudrais donc profiter de l'occasion qui m'est donnée, puisque je la prends, pour dire merci à tous ceux qui prennent plaisir à parcourir toutes ces digressions déraisonnables qui n'ont d'autre objectif, intêret et prétention que ce qu'elles sont, simplement, à ceux qui m'encouragent, s'inquiètent, m'écrivent, me motivent, me remercient même parfois, trouvent ici ne serait-ce qu'un peu de réconfort, de fraternité... Tout ceci est pour eux, pour vous, recevez ici toute ma gratitude, et quant aux autres, sachez que je ne vous aime pas non plus...


A Marcos

A la joie
A la beauté des rêves
A la mélancolie
A l'espoir qui nous tient
A la santé du feu
Et de la flamme
A ton étoile


(Noir Désir - A ton étoile - 666667 club - 1996)

vendredi 19 juin 2009

Une vie française

















Je songeais à tous les miens. En cet instant de doute, au moment où tant de choses dépendaient de moi, ils ne m'étaient d'aucune aide, d'aucun réconfort. Cela ne m'étonnait pas : la vie n'était rien d'autre que ce filament illusoire qui nous reliait aux autres et nous donnait à croire que, le temps d'une existence que nous pensions essentielle, nous étions simplement quelque chose plutôt que rien.

(Jean-Paul Dubois - Une vie Française - L'Olivier - 2004)

mardi 26 mai 2009

Abnégation pour la négation...



Est-ce votre supériorité numérique, votre réussite sociale, votre médiocrité qui vous permet de violer avec une telle présomption mon droit à la peur, depuis qu'il parait que je suis devenu un adulte..?

jeudi 14 mai 2009

Las


Et si l'amour était quelque chose de trop grand et de trop noble pour pouvoir le partager..?

mercredi 6 mai 2009

Fantasme(2)...

mardi 5 mai 2009

Cuisine ou dépendance..?














(Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri - Cuisine et dépendances - 1991)

lundi 4 mai 2009

Affront contre front

.

















Nous voilà tous deux réunis. Comme au premier jour, dans l'enveloppe gémellaire. Je savais d'instinct que pour survivre il me fallait te tuer dans l'œuf, mais j'étais d'ores et déjà le plus faible de nous deux. Pourquoi alors ne l'as-tu pas fait, toi ? Peut-être possédais-tu déjà intra-utérin le pouvoir décisionnaire. Un pour deux. Alors tu m'as laissé survivre moyennant cette espèce de reconnaissance éternelle. Celle qui fait que même si nous sommes habillés pareil, avec le même grain de beauté sur la joue droite, c'est bien moi qui te ressemble.

dimanche 3 mai 2009

Qu'ai-je donc à donner ?


Le temps d’une pirouette
Mon p’tit bouquet de violettes
Juste l’idée

Et le temps d’un baiser
L’effraction des secondes
Une éternité

Que ne donnerai-je donc
Mais qu’ai-je donc à donner ?
Je n’ai que des lunes dérisoires

Que ne donnerai-je donc
Mais qu’ai-je donc à donner ?

De la chair aux canons
Bourses en action
Le bonheur ma belle

Des vies argentées
Raflées pour ceux qui n’crèchent pas
Sous les poubelles

Que pourrai-je te dire
Mais qu’ai-je donc à offrir ?
Poissons-lunes et frères soiffards

Que ne donnerai-je donc
Mais qu’ai-je donc à donner ?

Des fleurs cueillies dans la poussière

Pointes d’orages
Le bruit des bottes le silence des pantoufles
Pour l’étouffement des rages

La colère des Dieux
Jeux de massacres
Du tout à craindre pour du rien ne va mieux

Que pourrai-je t’offrir ?
Mais qu’ai-je donc à faire ressentir
Dans les vapeurs des samovars ?

Que ne donnerai-je donc
Mais qu’ai-je donc à donner ?

De
s fleurs cueillies dans la poussière

(Eiffel - Tandoori - 2006)




















On avait pas dit début de la pré-tournée pour le mois de mai..?

Je vous attends. Sans compromissions. Comme toujours.

mardi 28 avril 2009

Dernier hommage

Mais avant de tourner la page, tout de même un dernier hommage...
















Le feu dans ton bouclard la foudre en ton salon
Les pieds dans la vitrine
Après les grands égards les grandes trahisons
Les humeurs intestines

Si ton âme elle aussi fut bien grande après tout
Disons jusqu'au nombril
Je n'eus pas tant besoin de m'user les genoux
Oui mais ton âme est vile

Et comme chacun sait à toute grande dame
Revient ce qu'on lui doit
Je n'ose pas fouiller toutes les choses infâmes
Semées à mon endroit

En dernier pied de nez comme dernier outrage
Reçois ainsi mes vers
Oh je sais que je suis bien à cent-mille pages
D'approcher Baudelaire

Mais vois-tu mon amie comme dernier hommage
Hélas mieux je ne peux
Il eut été dommage il eut été trucage
D'essayer de faire mieux

Prends ce dernier présent prends ce dernier ouvrage
Juste pour ce qu'il est
Une mort annoncée le début d'un naufrage
Et pourtant je t'aimais

lundi 20 avril 2009

Glacis

.



















Refermons le chapitre de la mélancolie l'ombre d'un instant.
Il est temps à présent de passer à des choses plus sérieuses...