dimanche 18 juillet 2010

Il y a

Il y a tous ces mots qui nous blessent
Qui nous vexent et nous coupent
Comme cheveu sur la soupe
Toutes ces maladresses
Toutes ces choses que tu loupes
Heureusement il y a tes fesses

Il y a ces mensonges par troupe
Ces carences en caresses
Ces indélicatesses
Cette fierté en poupe
Toutes ces fausses promesses
Heureusement il y a ta croupe

Il y a ces lianes que tu tresses
Sur nos âmes en déroute
Quand tu sèmes le doute
Tes pulsions vengeresses
Toutes ces banqueroutes
Heureusement il y a tes fesses


samedi 17 juillet 2010

vendredi 25 juin 2010

De l'audace, toujours de l'audace...




Toronto accueille G8 et G20, pour la bagatelle de 1,2 milliard de dollars, ceci afin de chercher des solutions à la crise financière. Auront-ils le temps d'apprécier le lac artificiel construit pour l'occasion..?
Plus près, une escorte de police accompagne en grande pompe jusqu'au palais présidentiel un joueur de foutebole venant essuyer ses larmes dans les drapés de la république, ceci en lieu et place d'une réunion avec une ONG dont les réflexions concernent au bas mot 3 milliards d'individus dans le dénuement...








Et l'on a le brave culot
De venir me demander
De ne plus boire que de l'eau
De ne plus trousser les filles
De mettre de l'argent de côté
D'aimer le filet de maquereau
Et de crier vive le roi
Ha ha ha ha ha ha ha ha, ha ha..!

PS : petit ajout de dernière minute, je n'ai pas du tout envie de consacrer un nouveau un message à ce leurre pour bovins, je viens d'entendre sur une chaine télévisée spécialisée dans l'information cette phrase : "Nous passons donc à la question du moment".
Comme un gros naïf, je me suis dit qu'ils allaient démagogiquement nous expliquer comment bouffer à la fin du mois, et bien figurez-vous que la question est : "Pour ou contre la vidéo dans l'arbitrage des matchs de foutebale..!"
Pour vomir, c'est par où..?

jeudi 20 mai 2010

Champions...

Ma petite chérie.
Je ne sais pas comment te le dire, mais voilà, ta girafe est morte. Elle n'aura même pas eu le temps de souffler sa première bougie.
Ne me demande pas de t'expliquer pourquoi, j'en serais bien incapable. Je suis juste navré de te dire que tu t'apercevras en grandissant qu'on est jamais à l'abri de la moindre des saloperies, la dernière des injustices, surtout venant de la part de nos chers congénères. Si tu le désires, quand nous arriverons, samedi, nous irons tous les deux écrire un petit mot sur ce qu'il reste de sa carcasse. Un petit truc inutile, éphémère, poétique, qui ne la fera pas renaître de ses cendres, mais qui nous fera tout de même du bien. Parce qu'on aura beau brûler tous nos bouquins, et répéter cela dans l'histoire, ça ne nous empêchera pas de continuer à écrire. Les livres, il y a des gens à qui ça fait peur tu sais, tu vas bien être obligée de t'y habituer... On a souvent peur de l'inconnu...



Je me doutais hélas que cet exil temporaire ne nous épargnerait aucunement un brutal retour à la réalité. Seulement, je refuse vivre en dehors du monde, parce qu'une poignée de dégénérés, de débiles profonds, éclabousse de sa médiocrité le genre humain dans son ensemble. Et même si cela devient de plus en plus insupportable, jamais je n'abandonnerai la partie pour mieux laisser aux chiens la dépouille de notre civilisation.



Ce soir, j'aimerais te lire un livre, celui de ton choix, et que glissent dans le vestibule grappes de voyelles et de consonnes, que claquent plausives et persiflent sifflantes, jusqu'à leurs oreilles cérumineuses.
Ce soir, je voudrais qu'ils soient hantés, dans leur sommeil, par une bestiole deux fois plus lourde que leurs vulgaires automobiles, mesurant deux fois leurs grossières cages de football, et dont le cœur pèse au bas mot l'équivalent qu'une dizaine de leurs cervelles.


(Pour ceux qui ne connaissaient pas feu Zarafa, brûlée vive sur l'autel de la bêtise, des photos de la bête vivante ici et là :
- le blog de Rubio, son papa, beaucoup moins connu que Ben et ses phrases faciles : jean-michel-rubio.blogspot.com
- le site du collectif art book : art-book-collectif.over-blog.com
et comme il ne faut jamais laisser croitre la gangrène obscurantiste, vous pouvez faire don de livres de poches pour Zarafa II à la mairie du 1er ou au 6-8 rue Sénac.)

mardi 4 mai 2010

Résurrection..?


Phénix
Prends-moi sur-le-champ
Couvre moi d’étincelles

Et de ta clameur arque le ciel
Prends-moi sur-le-champ
oiseau rare éternel
Prends moi
Sous ton aile

samedi 24 avril 2010

Gentille...


Finalement, que tu mesures un mètre cinquante-six ou soixante-neuf, peu importe.
Ni que tu aies des mains graciles aux ongles fraîchement coupés, ou encore une légère et délicate fragrance qui se déplace en décalage de tes mouvements, ni même un port de tête singulier qui te ferait fendre la foule comme personne.
Je m'en fiche pas mal aussi que tu aies de la conversation, une certaine culture, une culture certaine, voire même de l'esprit. Ni que tu dises c'est la montre "à" mon père, ou que tu ailles "au" coiffeur.
Cela m'importe peu que tu ne saches pas faire cuire un œuf, que tu égares tes papiers administratifs, que tu ne sois pas tatillonne avec les horaires, que tes armoires débordent ou que tes tartines brûlent.

Je voudrais juste que tu sois gentille.
Puis, qu'avec cette même gentillesse, tu passes parfois la main dans mes cheveux.

lundi 22 mars 2010

Superbe...



Tu n'as vraiment aucun sens du marketing mon pauvre Benjamin.

Une pochette affreuse et illisible...
Vingt-deux titres quand on peut les sortir douze par douze...
Un single de six minutes dix-sept secondes...
Une promo inexistante...

Merci.

samedi 20 mars 2010

C'est le printemps..!

À l'accoutumée, ce genre de phrase présumée universellement agréable me paralyse, me glace le sang, grave dans ma chair une frontière béante entre le reste du monde, et moi...
Je ne sais pourquoi, cette année, elle glisse sur ma peau comme goutte d'eau sur lisse mica.

Je vous vois venir avec vos gros sabots terreux, vous allez vous dire : "Enfin, nous y sommes, c'en est fini de ces pseudos questions existentielles identitaires, ce douloureux pessimisme à l'unique but du cassage d'ambiance, ce cynisme d'apparat autodestructeur; ça y est, il est heureux, et peut se rouler dans les draps de soie de l'harmonie parfaite, mêler les fragrances de la béatitude et de la décontraction, voire éclabousser ses voisins de sa félicité débordante."
Ce à quoi je vous répondrais qu'il n'en est rien, ou du moins que vous exagérez. Et ce à quoi j'ajouterais aussitôt : "Le bonheur, cette légende pour enfants de riches, mais qui êtes-vous messieurs-dames pour me parler comme ça..?"



Sachez, chers philanthropes assermenteurs, que si en ce moment j'ai plus de facilité, ou disons moins de mal à m'accepter, c'est au prix d'une astreignante remise en question perpétuelle, de la chute et de la rechute, et des coups de pied dans la gueule que cela implique.
Les positiveurs, conseillers névropathes qui s'ignorent et autres vendeurs de principes salvateurs n'auront pas tout à fait tort en pensant qu'ils sont pour quelque chose à cette nuée de papillons qui volètent dans ma poitrine. Il me suffit de les regarder évoluer pour me sentir léger comme la mousse de ce bain dans lequel je sirote une boisson que la morale et l'indolence m'interdisent de détailler ici. Car les vrais fous dangereux ne sont-ils pas ceux qui regardent la planète tourner sans avoir le vertige, sans se ruer sur la première plaquette de temesta disponible..?
Non, me répondrez-vous.
Je vous rétorquerai aussi sec que le doute m'habite.

mercredi 3 mars 2010

Illusion...
















Mais où trouver le Saint Bernard des fermetures
Afin qu'il me sauve de la mort sûre
Et que les débits de boissons dures
Se lassent enfin de ma figure ?

lundi 1 mars 2010

Au sous-sol...















Mais cette fois-ci, je suis bien éclairé...

jeudi 11 février 2010

La Fougue


Ce que j'attends et veux de toi, tendre ingénue,

D'abord n'avoir point choix des armes, de l'endroit.
Des accès de folie brusques et délicats
Mêlant élans de fougue et gestes retenus.

Que tu me fasses taire, ou soupirer de grâce,
Ou implorer ce dieu auquel je ne crois pas,
Oublier un instant ce sentier vers l'impasse
Que dès notre berceau nous empruntions déjà.

Ô ma douce timide et tant inattendue,
Révèle-moi vivant, accompli cet exploit !
Découvrons-nous tremblants vibrants et maladroits,
Retrouvons le chemin de l'enfance perdue.

Et qu'en ce doux séisme, en cet éclair fugace
Renaissent les couleurs de ce terne habitat.
Je te ferai aimer ton reflet dans la glace,
Je t'attends aujourd'hui, de ma vie il en va.

mardi 2 février 2010

S'enflammer

.
Un leitmotiv qui colle à la peau, comme une combinaison de nylon aspergée d'essence qui n'attend que l'allumette...
S'enflammer, pour un jour pondre un truc comme ça, tiré du néant, cesser de vendre des cravates, de brasser de l'air, enfin faire un truc nécessaire...


















Ô combien j'aimerais chaque seconde

Être foutu de me dépasser
Toucher du bout des sens le bout des mondes
Qui c'est sûr abondent en trésors cachés

Ô combien j'aimerais m'arracher à moi-même
Monter au créneau que ça puisse te faire marrer
Ici tout nous dépasse hormis nous-même
Comme autant de tâches dans leurs limites vautrées

Est-ce que le cœur reste de braise pour

S'enflammer
Sse consumer
Enfin faire un truc nécessaire
S'enflammer
Comme autant de feux comme autant de volontés
Comme quand l'amour palpite dans un courant d'air

Et dans les pires banlieues de l'âme
Il y a comme des sentiments
Des bagnoles qui crament
Sous-jacent c'est sous-jacent

Cet espoir qui dégueule et chemine le long de tes poils hérissés
C'est pas les prix de camaraderie
Quand les camarades ne veulent en goûter que l'usufruit
Et que le ver y est

Alors est-ce que le coeur reste de braise pour

S'enflammer
Se consumer
Enfin faire un truc nécessaire
S'enflammer
Comme autant de feux comme autant de volontés
S'enflammer
Se laisser visiter
Enfin faire un truc nécessaire
S'enflammer
Comme autant de feux comme autant de volontés
Comme quand l'amour palpite dans un courant d'air

Ô combien j'aimerais m'arracher à moi-même
La brûlure souveraine
Et des nids de scorpions qui la ramènent
Hors de moi c'est la nuit qui remue
Hors de moi c'est la chair fredonnée
Tuer les heures me rejoindre et me dépasser

Ô combien j'aimerais m'arracher à moi même…

(Romain Humeau - S'enflammer - L'éternité de l'intant - 2005)

jeudi 28 janvier 2010

Hors champ...

Boltanski est un escroc. Doublé d'un menteur.

Un escroc, car il participe à cette grande mascarade faisandée que sont les installations.
Tu crois voir une expo..? Ben non, gros plouc, t'es à côté de la plaque, il s'agit d'une installation..!

Bien avant de subir ses paradigmes, ces fumeuses installations dans leur grande majorité me filaient déjà la nausée. Mais, cette nuit, bien mal m'en a pris, luttant contre l'insomnie, de tenter désespérément l'assommoir en ravivant ma boite à image. Que reste-t-il Duchamp de bataille..?

Un menteur, car, au fil de ses propos, le long du boulevard qui lui est servi dans les médias, tout en se défendant d'exploiter la shoah à des fins marketing, (ce que ne manquent pas de nous rappeler les nombreux médiateurs du Grand Palais...) il nous la sert à toutes les sauces, joue du violon en mineur, lui, le miraculé des camps, qui ne les a pas connus...

Non, Christian Boltanski n'investit pas la nef, comme le ressassent ces journaux collaborateurs, mais d'autres investissent sur lui, pendant qu'il vient narguer la planète entière avec ses pyramides de vêtements que nous pourrons admirer en nous refilant la crève, puisque môsieur a décidé que le froid serait de rigueur afin que le péquin saisisse bien la raison de l'entassement toutes ces fringues.


(la nef, avant...)

Mais ce qui hérisse le plus les poils, c'est qu'à travers leurs "oeuvres", ces tartuffes, ces bonimenteurs, ces voleurs de deniers publics, en plus de prendre la populace pour des bœufs, de parler d'eux à la troisième personne, de traverser les continents les modes et les crises en conquistadors omnipotents, décrédibilisent en totalité leur discipline - alors qu'ils ne sont pas seuls - et offrent du grain à moudre à tous ces fins intellectuels, qui, plantés devant un Picasso ou un Pollock, sortent cette célèbre phrase pleine d'esprit : "Mon fils de cinq ans ferait aussi bien..."

Pour rester optimiste, il semble que l'année deux mille dix n'a pas fini de nous approcher de la fin de l'humanité. A mon dernier soupir, j'espère avoir le temps, au travers de l'éclair fugace dans lequel je me permettrai peut-être de regretter les belles choses que la vie m'aura apporté, de me dire que oui, enfin, ça y est, je ne fais plus parti de cette putain d'espèce humaine, qui se fait tellement chier, que, quand elle n'est pas en contemplation devant son propre trou de balle, c'est pour mieux bader le premier crétin qui aura réussi à les berner, leur faisant croire qu'il était l'élu, touché comme d'une flèche par les affres de la création.

Il a du bol, Tanski, (j'ai pas pu résister...) on lui file une ile au Japon, puis une caverne en Tasmanie, pour qu'il puisse continuer à faire joujou en toute inspiration... ça force le respect..! Dire qu'il y a des brutes épaisses qui construisent des routes et des ponts, des feignasses qui apprennent à nos enfants à lire et écrire, des hâbleurs qui font des tours de garde à l'hôpital au cas où un Nartiste entassant des vêtements dans le froid attrape une pneumopathie... Tout ça pour une retraite minable..! Voilà où ça mène les études..! Entasse, mec, entasse..!

Eh, Christian, s'il te plait, quand tu représenteras la France à la biennale de Venise l'an prochain, si le crétin qui a acheté ta vie en viager ne décide pas de tout revendre au tiers parce que ta côte aura baissé, t'avise pas à dire que tu viens de ma part, mes battements de cœur, tu ne les trouveras jamais dans ta discothèque de mégalo à cinq euro l'enregistrement... Ici, ça bat la chamade, un tempo épidermique et irrégulier qui ne rentre pas dans tes cases, les deux seules cases qui nous soient proposées. Tu as le choix, il y a celle que tu coches si tu aimes, tombe en pâmoison ou rentre en transe, sinon il te reste celle du blaireau qui n'a rien compris, qui ne peut être pénétré par la grandeur de l'art.
Et bien moi, la pénétration, je l'aime entre gens consentants, et la troisième case, je me la crée.
J'aime l'art, et je t'emmerde..!

Grand seigneur, je te laisse le mot de la fin, te laisse à tes frères Buren, Koons et Vautier, et m'incline devant tant de grandeur :
"J'ai l'impression d'avoir réalisé au Grand Palais un opéra dont la musique serait l'architecture et mon œuvre le livret. "

lundi 11 janvier 2010

mardi 5 janvier 2010

Noir d'y voir...


Pauvre idiote, tu ne comprendras donc jamais..?
Tu as l'air de vraiment penser benoîtement que je cherche à leur ressembler.
Comme si une telle présomption était seulement envisageable.
Alors je vais t'expliquer une dernière fois.
Ils ne sont pour rien à mes fêlures. Ce n'est point leur héritage.
Ils sont juste là, licencieux, collés à ma peau, car je retrouve en eux des fractures familières, parfois jusqu'à une gémellité, que je possédais déjà dans l'œuf, jusqu'à cette extraction si brutale qu'elle m'empêcha même de crier...

dimanche 27 décembre 2009

Séisme...




Tel un pèlerin transfiguré, j'eus alors la révélation que je ne vivrais plus désormais que pour connaître encore et encore ce frisson, que c'est après lui que le monde courait, qu'il faisait tourner la Terre, qu'il engendrait des famines, suscitait des guerres, qu'il était le vrai moteur de la survie de l'espèce, que les séismes délicieux de ces glandes pendulaires pouvaient à eux seuls justifier notre existence et nous encourager à reculer sans cesse l'heure de notre mort.


(Jean-Paul Dubois - Une Vie Française - Editions de l'Olivier - 2004)

dimanche 20 décembre 2009

Perce-neige


Fleur de bruyère

Fleur de velours
Qui s’ouvre à la lumière du jour

Fleur de flanelle
Fleur de coton
Fleur de dentelle fleur de poumon

Fleur de calice
Fleur de papier
Éternelle ou d’une rosée

Petit bourgeon s’ouvre à la vie
Petite pousse a bien grandi
Perce la neige berce le temps
Et tant cent chênes les printemps

Fleur de poussière
De coquelicot
Qui s’effrite au premier sanglot

Fleur de ma ville
Fleur de cimetière
De pavé ou de réverbère

Fleur de métal
Fleur de calcaire
Râpant comme papier de verre

Petit bourgeon a bien grandi
Et il lui pousse des envies
Perce la neige berce le temps
Et tant cent chênes les printemps

Fleur des prairies
Ou du bitume
Fleur sucrée ou fleur d’amertume

Fleurs qui palpitent
Au fond des yeux
Fleurs planquées au dos d’amoureux

Fleurs de soleil
Dans ma poitrine
Ou des milliers d’abeilles butinent

Petit bourgeon a bien grandi
Tourne carrousel de la vie
Perce la neige berce le temps
Et tant cent chênes les printemps

vendredi 11 décembre 2009

lundi 30 novembre 2009

A Verlaine...



Nous partageons juste un prénom
Quatre lettres des plus communes
Quelques passions de fortune
Une certaine agitation

Et même si mon patronyme
N'évoque aucune gloire acquise
Nul n'empêche par l'entremise
De pérorer en riches rimes

Au soirs hantés par mes lubies
Te savoir près de moi rassure
Et panse en vain quelques blessures

Accompagne jusqu'à l'aurore
Réchauffe le cœur et le corps
Légitime mélancolie

mardi 24 novembre 2009

Maison témoin



Je voudrais vivre dans une maison témoin, dont je serais le seul à posséder les clefs, avec les tables et les chaises vissées au sol, bien parallèles, et que tes chieurs et toi vous alliez piailler ailleurs.

jeudi 5 novembre 2009

mercredi 14 octobre 2009

jeudi 8 octobre 2009

Je voudrais...


T'enrouler de ma plume
Et te faire tournoyer
Et l'ombre d'un instant
Être plus fort que tout

Saupoudrer l'amertume
D'un blanc voile sucré
En remontant le temps
Flotter dans l'air si doux

Je voudrais

Sentir l'odeur du bois
Le vent dans mes cheveux
Et puis ce frais courant
Qui remonte l'échine

Comme lisse mica
Sans espace rugueux
N'être que pur onguent
Plus que parfum de chine

lundi 5 octobre 2009

A tout moment...



L'espace d'un instant
J'ai cru voir ton ombre
Qui survolait ma peau d'angoisse

Ne m'lâche pas maintenant
Quand les gouffres appellent et qu'un soleil sombre
Dans une robe de nuit noir-crevasse

(Eiffel - Ma blonde - A tout moment - 2009)

dimanche 20 septembre 2009

Polémique...


Où se terre-t-il ce petit bonbon sucré, ce coup de fouet à l'endormissement pathogène, où donc hiberne-t-elle, cette salvatrice ardeur enfouie au creux de l'estomac, qui ravive instantanément les couleurs survivantes de notre tréfond d'humanité..?


De grâce, rendez-moi la polémique..! Et qu'on me la détache de ce siamois nuisible qui approche à grand pas, cette colère sourde et aveugle, purement stérile, inféconde, qui n'a rien à voir et rien à lui envier...

Non je ne crie pas, ne me fâche pas, n'exagère pas, je m'exprime, vis, bouillonne, brûle de désir et de passion et quitte à te provoquer, te choquer, te vexer, te déplaire, je voudrais juste t'émouvoir, remuer la vase et toute la matière décantée afin que tu oses déposer sur le plateau toi aussi le fond de tes entrailles..!

dimanche 6 septembre 2009

Hier soir...

















Hier soir, j’avais l’impression d’avoir à la place du cœur un vieux poulpe et du sexe un petit oiseau mort. J’ai pris la voiture, j’ai ouvert le toit et les vitres et j’ai conduit très vite, sans boucler ma ceinture. J’avais besoin de me sentir libre et vivant, retenu par un petit fil fragile. J’ai crié à me décrocher la mâchoire, puis je me suis couché. Je me suis dit que j’avais de la chance.

jeudi 27 août 2009

A rebours...









Maman, tout est allé si vite...

mardi 25 août 2009

De l'air..!



J’étouffe de l’air
(mon espace vital)
Mon atmosphère
(la paix pour moi c’est capital)
Pars en poussière
(mon espace vital)
J’étouffe de l’air

Les rats veulent plus me lâcher
Se raccrochent à mes lacets

Demandant rien à personne
Lassé de vos injonctions
J’aspire au strict minimum
La tranquillité des hommes

Certains voudraient me lécher
D’autres encore vif me brûler

Lassé de vos racolages
De vos bas enfantillages
Vos tentacules prolifèrent
Je voudrais juste de l’air

Mon oxygène
Y’en a qu’ça gène

lundi 24 août 2009

La Bretelle...

Est-il Dieu possible, en pleine mouvance des droits de la femme, que des bougresses se plient encore aux ordres fascisants d’une espèce de Ubu prostatique de la mode, qui au lieu de crever de honte dans son anachronisme, continue de leur imposer le carcan chiffonneux de ses fantasmes étriqués, et cela, jusqu’au fin fond populaire de nos plus mornes Prisunic ? Je t’en prie, ma femme, ma sœur, mon amour, mets ton jean, ou reste nue, mais ne marche pas dans la mode, ça porte malheur..! (Pierre Desproges)



Voilà ce qui me martèle en tête, ces temps-ci, quand je vous croise toutes, clones insipides, avec vos robes campagnardes aux coupes indélicates, aux couleurs criardes et imprimés vulgaires, vos chaussures de torture ou vos maillots faussement provocateurs. Mais surtout, et là on ne peut que s'incliner devant autant d'entêtement au gâchis, l'ultime grossièreté, reine du paradoxe, zénith du fagotage, comble du mauvais goût, cette espèce de robe bustier, ce crève-cœur indélicat, qui, comme un furoncle au milieu d'une jolie figure, transforme la plus délicieuse d'entre vous en vieux sac à viande, dans lequel on n'oserait pas même transporter ses détritus...

Car oui, il faut bien que je vous le dise, quelle que soit votre négation devant l'outrage, la plus fière des poitrines semble s'avachir sous le poids du linge, même avec ces faux soutiens-gorges de mascarade, tant votre cou accapare l'espace, et de plus, afin de ne pas perdre votre accoutrement, vous voilà contraintes à vous saucissonner jusqu'à faire apparaitre sous vos bras condamnés à tirer sur l'appareil chaque minute un de ces bourrelets surnaturels et hautement disgracieux qui, s'il n'était provoqué par la mode, empourprerait votre visage jusque dans vos appartements.

Mais surtout, offense suprême, insulte à tant de decennies de sensualité, il y a quelque chose que je ne vous pardonnerai jamais : quid de la fine bretelle qui glisse, pour laquelle on renierait sa race, on envahirait l'Autriche-Hongrie, on arrêterait le cours du temps et inverserait la courbe des planètes..?

dimanche 16 août 2009

Le Cri...

Tuer l'excès dans l'oeuf.
Sans violence, cuisson à l'étouffée.
Des mots lisses comme le mica.
Jamais un seul plus haut que l'autre.
Le sourire comme une redingote à l'épreuve de tout temps.
De bons sentiments sur une belle tartine de miel.
Et on saupoudre d'une jolie couche de vernis incolore.
Briller, briller sans cesse.
Regarder ensemble dans la même direction.
Panser pour ne pas penser.
Toujours racler le fond de la casserole.
Hic du moujik, image subliminable, il reste quatre-vingt huit kilomètres au compteur.
Arrange-toi avec ça...










Le cri, étouffé devant un tribunal populaire, à la littérature le cri, à l'encyclopédie, encadré à Oslo..! Des cernes, des valises comme des bouteilles de gaz, prêtes à briser la vitrine, à te péter à la gueule s'il le faut, des petits bouts de bienséance un peu partout sur le tapis du salon, ça fait désordre en devanture...
Moi, violent ? jamais ! Juste une éponge à neutrons, on emmagasine tout dans l'arrière-boutique, on bourre, on bourre, et paf, on légifère, on prend la pesée, bien ou mal, gare à pas tergiverser !

Et bien si, ça tergiverse, ça verse même tout court, des larmes de crocodile maroquinier, ça verse dans le paternalisme à outrance, ça dégueule et dégouline de mièvrerie. Pardon, ça fait pas mal au moins j'espère ? Oh mais t'inquiètes, c'est pas grave, du mercurochrome sur une gueule de bois, quelques bandelettes et hop, le tour est déjoué..!
Alors on fausse compagnie, histoire de prendre l'air, prendre la fille de l'air, la fille du vent oui, et quand il est trop tard, on compte les poings, on te l'a dit, tribunal populaire, micro-trottoir, ça va super marcher, faire jaser jusque dans les ministères, désolé, y'a pas ma taille, alors je prends la porte de derrière...

Je suis loin.
Même plus une ombre, plus un instant.

Restera juste un silence assourdissant.