mardi 26 mai 2009
jeudi 14 mai 2009
mardi 5 mai 2009
lundi 4 mai 2009
Affront contre front
.

Nous voilà tous deux réunis. Comme au premier jour, dans l'enveloppe gémellaire. Je savais d'instinct que pour survivre il me fallait te tuer dans l'œuf, mais j'étais d'ores et déjà le plus faible de nous deux. Pourquoi alors ne l'as-tu pas fait, toi ? Peut-être possédais-tu déjà intra-utérin le pouvoir décisionnaire. Un pour deux. Alors tu m'as laissé survivre moyennant cette espèce de reconnaissance éternelle. Celle qui fait que même si nous sommes habillés pareil, avec le même grain de beauté sur la joue droite, c'est bien moi qui te ressemble.
Publié par
Stan
à
16:49
0
commentaires
mardi 28 avril 2009
Dernier hommage
Mais avant de tourner la page, tout de même un dernier hommage...
Le feu dans ton bouclard la foudre en ton salon
Les pieds dans la vitrine
Après les grands égards les grandes trahisons
Les humeurs intestines
Si ton âme elle aussi fut bien grande après tout
Disons jusqu'au nombril
Je n'eus pas tant besoin de m'user les genoux
Oui mais ton âme est vile
Et comme chacun sait à toute grande dame
Revient ce qu'on lui doit
Je n'ose pas fouiller toutes les choses infâmes
Semées à mon endroit
En dernier pied de nez comme dernier outrage
Reçois ainsi mes vers
Oh je sais que je suis bien à cent-mille pages
D'approcher Baudelaire
Mais vois-tu mon amie comme dernier hommage
Hélas mieux je ne peux
Il eut été dommage il eut été trucage
D'essayer de faire mieux
Prends ce dernier présent prends ce dernier ouvrage
Juste pour ce qu'il est
Une mort annoncée le début d'un naufrage
Et pourtant je t'aimais
Publié par
Stan
à
13:16
0
commentaires
vendredi 10 avril 2009
mardi 7 avril 2009
lundi 6 avril 2009
Quand tu t'y mets
.
C'que tu peux être belle quand tu t'y mets
Tu t'y mets pas souvent pourtant quand tu t'y mets
Tu peux pas savoir
C'que tu peux être garce quand tu t'y mets
Tu t'y mets pas souvent pourtant quand tu t'y mets
Tu peux pas savoir
C'que tu peux m'faire mal quand tu t'y mets
Tu t'y mets plus souvent pourtant quand tu t'y mets
Tu peux pas savoir
C'que tu es dans mes bras quand tu t'y mets
Tu t'y mets plus souvent pourtant quand tu t'y mets
Tu peux pas savoir
C'qu'était notre amour quand on s'aimait
Il n'y a pas si longtemps pourtant que l'on s'aimait
Tu dois plus savoir
(Serge Gainsbourg - Quand tu t'y mets - N°4 - 1962)
Publié par
Stan
à
08:23
0
commentaires
vendredi 3 avril 2009
Ce soir...
Ce n'est pas parce que l'on est pas doué pour quelque chose que l'on a pas le droit de le faire. Alors on s'y attelle. Et petit à petit, ça vient. Qui sait, peut-être que dans mille ans on réussira à feindre la facilité. Qu'importe. Ce soir on sera là.En plus c'est la reprise. Le meilleur morceau. Un petit coup d'arrêt ça fout toujours l'amertume, mais sans arrêt, pas de reprise possible. Il peut bien pleuvoir à torrent, me manquer de précieuses heures de sommeil, le pollen embraser mes tubulures, ce soir je serai là, à tes côtés, au milieu de la tempête, on mettra les mains dans le cambouis et on fera ce que l'on peut pour mener la barque à bon port...
Il est probable que quelques inepties s'échappent de nos bouches, entre deux césures, afin de cacher notre embarras et notre timidité, peut-être même masquer nos sentiments d'usurpateurs patentés... Alors si ça nous amuse, si on s'en rappelle, ou parfois même si ça vous dérange, on traînera ce propos comme un tic pendant quelques temps, quelquefois toute une vie...
Et puis il y a tous ces petits moments qui nous appartiennent, dont je ne ferai pas mention ici, ces petits rituels, ces petites manies que l'on est les seuls à connaître, et qui nous aident à imaginer que l'on maîtrise un minimum tout ceci...
Ah oui, au fait. Surtout ne change rien. A toute...
Publié par
Stan
à
07:44
0
commentaires
jeudi 2 avril 2009
mardi 31 mars 2009
lundi 30 mars 2009
Le grand tri...
Encore un jour où monte des entrailles le vérin purificateur...
A se damner pour mieux se pardonner...
A soulever la cloche au plafond, à bout de bras, à bout de forces...
A pousser les saletés du bout du pied, sous le tapis, tirer à soi la couverture...
Où je me fais des promesses...
Où je prends le contrepied, la contremarche, le contrepouvoir, la controverse, la contradiction.
Où je lutte vainement pour une éthique, une intégrité, une probité désuète, stérile et autodestructrice par essence.
Où je bascule de trajets mal aiguillés en revirements chaotiques, coincé dans mon froc, à l'étroit dans ma peau tendue, mal fagoté, malentendu.
Où je devrais accepter la compromission pour me faciliter la tâche et où je remonte le courant alternatif en attendant la décharge...

Cracher dans la rue, cracher dans la soupe, cracher dans la gueule.
Prendre les chemins de traverse, prendre un amour comme on prend le train, prendre des décisions irrévocables.
Emprunter des égards, emprunter un air détestable, emprunter à court terme..!
Les fleurs éclosent sur les bas-côté ? Je mange le bitume, j'avale du macadam madame !
Milles choses et milles lieux, où ça ? A consommer sur place, les yeux dans la glace !
Révérences et sourires complices ? Ma gueule en biais au travers de la baie !
La lampe autour du coup, en Camay héréditaire, guerrière intermittente ?
Moi c'est au front, en première ligne, là où les masques tombent, adieu la baraque! Mineur démineur, attention au coup de grisou, et si ça saute, il le fallait !
Dans ce cirque, on y entre comme dans un Moulin, allez-y, mais toute sortie est définitive ! Faites entrer la cour ! Vas-y chérie, quand y'en a pour deux, y'en a pour toi, envoie l'assoce, je te laisse le grain à moudre, avec le vent des verbiages pour faire tourner les ailes ministérielles, dehors les manants, dehors le cambouis, ici, ça cogite..! Acta est fabula !
Mais là, juste dans le repli, ruissellent encore quelques sanglots contenus. Les derniers, ultimes témoins du dégueulasse. Alors taisez-vous, arrêtez ce vacarme à la mode, débranchez les colonnes, phallus subventionnés frappés du sceau de la courbure des échines, plus un pingouin à la ronde, votre avis, on se le loge profond dans le déja-vu et le faux-semblant, on en fait des cocktails molassons qui font plouf et plouf, comme ces bedaines arrogantes que vous nous trainez en devanture.
Vous êtes prêts pour la photo ? Positive! Fais-moi ton plus beau sourire, facile, tant d'entêtement et d'entraînement en ont survitaminé tes maxillaires, ça pétille dans la coupe, attention, tout le monde regarde dans le trou... Hop! c'est dans la boite, et ça ne le sait même pas, et ça œuvre, et ça œuvre, ça poparte dans la machine à glousse, tu me tiens mon verre trésor, j'ai un truc de super important à faire, filer à l'hollandaise..! Et au diable la raie aux câpres !
Take the jet, I take the Get ! Six heures du mat, pas un journaleux à la ronde, flics aux aguets !
Je creuse, je creuse, et finirai par découvrir ce fameux rai de lumière qui me tient debout, quand j'aurai dépassé la bile avant-coureuse, l'odeur du rance de l'indécence, quand j'aurai outrepassé le mur du mur du son pointu, acéré, indélicat, car la pudeur, il faut bien croire mes amis que c'est en fin de mois..!
Alors..?

Alors il me reste mes mains. A moi les mains ! J'en fais ce qu'il me plaît ! Plein et déliés ! Caresses et coup de poings dans la gueule !
Elles bâtissent, détruisent à l'envi, hé, ho, t'as quoi dans l'bide ? Envoie un peu les éléments, truelle ou masse, amasse..! Ciment du couple, connais pas ! T'inquiètes, je m'arrange pour l'étincelle ! A moi les mains ! A moi !
Moi, moi et le reste du monde. Je me suis pris à croire aux histoires. Médaille au poitrail. Vanité, tout n'est que vanité il parait !
Alors je descends en marche et vous regarde tourner. Vous êtes beau. Vous allez bien ensemble.
De là où je suis la photo est parfaite.
Publié par
Stan
à
13:12
0
commentaires
mercredi 25 mars 2009
J'attrape des mouches...
(Jean-Paul Dubois - Kennedy et moi - Seuil - 1996)
Publié par
Stan
à
18:21
0
commentaires
vendredi 20 mars 2009
Printemps...
.
La saison des renaissances.
Les jours rallongent, les jupes rétrécissent...
la végétation se remet à croitre.
Bourgeons et fleurs éclatent à loisir.
On ouvre les portes et les fenêtres.
La chrysalide se déchire, la mue est abandonnée...
La vie reprend.
Les sourires complices en disent long.
Les silences aussi.
Je ne me sens pas invité à la liesse.
Je ne vous en veux pas.
Je suis juste différent, inadapté.
Je t'attends toujours au coin de l'âtre...
Publié par
Stan
à
18:34
0
commentaires
mercredi 11 mars 2009
Quoi alors..?
Tant que mon cœur, tambour battant,
irriguera les circonvolutions menant à l'essoreuse qui me sert de cervelle,
je décocherai mes flèches extatiques et belliqueuses.
Il importe peu qu'elles atteignent leur cible.
Dormir, connais pas.
La paix ?
Elle s'installe insidieusement et te bouffe tout de l'intérieur.
Quoi alors ?
Publié par
Stan
à
10:57
0
commentaires
jeudi 5 mars 2009
dimanche 1 mars 2009
Au monde...

Quelques secondes formidables
Ou fort minables
A toi de faire ou de défaire
A toi d'en faire des heures fécondes
.
Publié par
Stan
à
20:25
1 commentaires
vendredi 27 février 2009
lundi 23 février 2009
jeudi 19 février 2009
lundi 16 février 2009
Fils de pub...
" Comment peut-on reprocher à un président d'avoir une Rolex ? Tout le monde a une Rolex. Si à 50 ans on n'a pas de Rolex, c'est quand même qu'on a raté sa vie."
Merci à monsieur Jacques Séguéla, dont les ultraviolets ont fini par traverser la boite crânienne, de nous montrer aussi clairement toute l'étendue de la réflexion philosophique d'un publicitaire au paroxysme de son travail cérébral... Pas même besoin de commentaire, cette magnifique saillie se suffit à elle-même...
Plutôt que de nous demander devant leur affliction si les publicités ne sont pas faites pour les débiles, demandons-nous plutôt d'abord si elles ne sont pas faites par des débiles...
Bronzé, avec une belle montre, je n'y avais pas pensé, merci de me montrer le chemin, Jacques...

Publié par
Stan
à
19:21
0
commentaires
samedi 14 février 2009
lundi 9 février 2009
vendredi 6 février 2009
Petit duo...
.
Elle : en italique, commence et finit (comme toujours...)
Lui : droit (dans ses bottes...)
Réveil en diagonale
Tu gis sur le sol
Les glandes lacrymales
A la colle
Ta carcasse animale
Transpire l’éthanol
Les volutes abyssales
Le pétrole
Tu vois bien que j’ai mal
Déserte ma piaule
Epargne tes morales
Le beau rôle
Aux fers en fond de cale
Cru dompter les fioles
Arpenté les dédales
Sans bémol
Trouve plus radical
Fini les menthols
Suicide aux Caporal
A la gnole
Fous-toi dans le canal
Dérape en bagnole
Les journaux à scandale
En raffolent
J’ai fait l’erreur fatale
Exit self-control
J’ai perdu les pédales
La boussole
Furie des bacchanales
Touché en plein vol
Arrêt des jeux brutal
A la geôle
En lettres capitales
Tes belles paroles
Le côté littéral
Ras le bol
Trouve un peu plus génial
Relis tes idoles
Saturne et Fleurs du mal
Ça console
Publié par
Stan
à
10:54
0
commentaires
lundi 19 janvier 2009
Ça va..?
Alors, même s'il faut en payer le tribut, traverser souffrances, malaises et vertiges, je crois que je suis prêt à l'accepter.
Je ne sais pas où je vais, mais j'avance, je défriche, j'élague. Chaque jour m'amène son flot de sensations, et c'est reparti pour un tour de grand huit sur l'ample sinusoïde de la corde sensible.
Sans la sensibilité, qu'est-on à part un tas de viande..?
Publié par
Stan
à
20:59
2
commentaires
dimanche 18 janvier 2009
Le Récital
.

La blouse retroussée sur ses avant-bras nus
La belle apprivoisait mes cheveux en bataille
Ses minces habitants deux cercles de ferraille
S'entrechoquaient au gré de leurs allées venues
Le léger cliquetis de la douce ingénue
Tandis que dix masseurs achevaient leur travail
Laissa bientôt la place aux précises cisailles
Et aux battements doux aux gestes retenus
Puis le concert repris quand fouillant l'attirail
Lui servant de trousseau son grand collier rubis
En mêlant son grain mat à ce joyeux fourbi
Vint se jeter aussi au coeur de la bataille
Et l'ombre d'un instant le temps fut arrêté
Lorsque la virtuose en un point d'orgue exquis
Se figea contemplant son oeuvre réussie
Troquant une seconde contre l'éternité
Publié par
Stan
à
10:31
0
commentaires
















