vendredi 31 octobre 2008

Sur le fil...

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En équilibre.
Blessé mais vivant.
Entre deux interstices.
Sentir le vide pour ressentir.
Perdre pied pour le coup de talon.
Retenir en son souffle une infinie pudeur.

vendredi 24 octobre 2008

Halo..?


dimanche 19 octobre 2008

Dans le hall...

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Viens me rejoindre dans le hall
Antichambre du tout possible
Et savourer l'inaccessible
Entre l'étage et le sous-sol

Attrape-moi par les cheveux
Plaque-moi donc contre le mur
Délivre-moi dans un murmure
Le plus inavouable aveu

Offre-moi tes lèvres velours
Arrache-moi des mots d'amour
Viens goûter aux jeux interdits

Mêlons entre deux escaliers
Nos désirs les plus cavaliers
Dont le doux parfum rajeunit

mardi 14 octobre 2008

Bye...


lundi 13 octobre 2008

Un dimanche matin... (2)

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Le temps ne fait rien à l'affaire...

samedi 11 octobre 2008

La Possibilité du nihil...

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Même si je dois me fader BHL,
Même s'il a arrêté de fumer,
Même s'il aime les chiens,
Même s'il est mégalomane,
Personne ne gâchera mon plaisir de retrouver Michel Houellebecq l'extralucide.

jeudi 9 octobre 2008

Brel va bien, il dort aux Marquises...







"Je nie la notion d'artiste, je tolère celle d'artisan."

jeudi 2 octobre 2008

Encore..?!?

Je sais ce que vous allez me dire.
J'y suis pour rien moi s'il travaille comme un damné et que les albums fleurissent à longueur d'année. Estimez-vous déjà heureux que je vous ponde pas un post à chaque sortie ou chaque ancien que je découvre.
Cette fois, chez "Les rêveurs", Manu Larcenet sort "L'Angélus de midi", et assume enfin de donner la part belle à l'écriture. Depuis le temps que je l'encourageais (oui, c'est vrai, ça l'a pas beaucoup aidé, je lui ai jamais dit à lui mais tout seul à voix haute en jubilant de sa verve sur son site ou dans ses bulles)
Il suffit que Larcenet qualifie le bonheur de "légende pour enfants de riches" pour que renaisse en moi l'envie de tout.
Par contre, je me le promets, comme pour Jean-Paul Dubois, la prochaine fois, je torche pas tout dans l'heure et je m'en garde un peu pour la suite...

PS : Merci infiniment à Emilie pour m'avoir fait découvrir l'album "Dallas cowboy", même si je ne sais pas comment prendre la ressemblance avec le narrateur...

lundi 29 septembre 2008

De l'eau sur nos plumes...


Il parait qu'on assiste à un tremblement de terre généralisé qui ébranle le monde. Pourtant mon quartier est intact. Pas la moindre lézarde. Quand on ne possède rien, on a rien à perdre...
Et puis je vais vous faire une confidence. Le système peut bien kracher sous toutes les coutures, comment verser la moindre larme..? Il faudrait qu'on pleure un système dans lequel on ne partage que les pertes..! A vot' bon coeur messieurs-dames..!

Alors, je tire les rideaux et j'écoute parler Ferré.


Le vain espoir des mitraillés sous la mitraille
La poitrine qui bat sous les pâles médailles
Les Jésus désertant le fruit de tes entrailles

Les dentelles flottant au nez de la misère
Le loup blessé à mort qu'on regarde se taire
Le chant du coq et le silence de saint Pierre

Les cœurs déchiquetés qui parlent aux fantômes
Les gens de bien qui ont désintégré l'atome
Le Capital qui joue aux dés Notre Royaume

(Léo Ferré - A toi - 1968)

dimanche 28 septembre 2008

lundi 22 septembre 2008

Pa(ma)lin

"Je me réjouis d'être dans un État où les gens aiment le bon hockey, la bonne chasse, la bonne pêche et le super football".


Voici une bonne synthèse de la possible envergure politique de la créationniste Mme Palin, qui pense vraiment que dieu a crée l'homme en six jours il y a six mille ans et qui souhaite fermement le faire enseigner à l'école...

dimanche 21 septembre 2008

lundi 15 septembre 2008

RAUS ! (2)

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Couvrez ce saint que je ne saurais voir...

jeudi 11 septembre 2008

Rions un peu...


Les Etats-Unis, pionniers, défenseurs, modèles et représentants du libéralisme dans toute sa splendeur nationalisent les deux géants du refinancement de crédits immobiliers, Fannie Mae et Freddie Mac.

samedi 6 septembre 2008

L'art con-temporain

Des fois, au lieu de s'époumoner bêtement,
il vaut mieux laisser parler ceux qui savent le faire.

vendredi 5 septembre 2008

samedi 23 août 2008

Les accomodements raisonnables

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Merci Jean-Paul.
Comme chaque année, presque jour pour jour, tu fais passer l'amère pilule du décompte de mes années avec une bonne rasade de tes mots choisis.
Cet ouvrage promet encore de fameuses réjouissances, ne serait-ce que dans le titre et l'illustration. D'après les quelques mots de la manchette, je me doute qu'il y sera question d'Anna, de la cinquantaine, de la Garonne, de dépressions, de tondeuses à gazon, d'hésitations, de lien filiaux, de questions existentielles, de vélléitaires et de pusillanimité, de l'insondable et éternelle dualité homme-femme, de vieilles voitures décapotables, de mais avant tout d'humanité...
D'aucuns auront l'impression de l'avoir déjà lu. Ce sont sans doute les mêmes pour lesquels tous les matins se ressemblent...

jeudi 14 août 2008

Espèce sonnante...

Aujourd'hui, tu vas voir la première girafe de ta vie...
Puis les zèbres tout rayés, les ours, les rhinocéros, et même les loups qui te font si peur..!
Tu vas voir ça fait bizarre autant d'émotion qui rentre à la fois... On écarquille les yeux le plus grand possible pour essayer de tout avaler d'un coup...


Je te raconterai que la girafe n'a pas plus de vertèbres que nous, juste qu'elles sont plus grandes; que la corne du rhinocéros n'est pas en corne justement, mais en kératine; que les hippopotames passent la journée dans l'eau car ils sont très sensibles aux coups de soleil; que l'éléphant ne peut pas sauter; que la maman ourse n'attend son bébé que deux mois; que la moustache du lion lui permet de se déplacer la nuit pour chasser... Tu verras, j'en connais un rayon sur les animaux...

Ça t'étonne parce que tu as toujours entendu dire que je ne les aimais pas ? Mais non, tu sais, c'est la dure loi du catalogage, ça rassure de ranger les gens dans des casiers. Et puis quand bien même, on aurait le droit de s'intéresser à ce que l'on aime pas. J'en connais un rayon sur l'homéopathie aussi...

En ce qui concerne les animaux, j'adore les étudier, apprendre, connaitre leur classe, leur ordre, leur genre, leur particularités, leur habitudes, leur durée de gestation, leur espérance de vie, leur régime alimentaire, leurs liens, mais je n'ai pas besoin de les domestiquer, de les rendre esclave pour les aimer. Et puis je n'aime pas forcément leur contact. En général les gens aiment les animaux pour eux, pas pour les animaux même. Celui qui aime les chiens ne leur donne pas un sucre. Celui-là c'est à lui qu'il veut faire plaisir, il a juste le désir d'en être aimé. Celui qui le promène dans la rue, et qui fait que tu ne peux pas marcher sans rester le nez fixé sur tes chaussures, que tu entends aboyer par la fenêtre, te dira que son chien c'est sa vie... je te dirai oui. Sans son chien il n'est plus rien. Il souffre de solitude, pas de la maladie d'amour. On ne soumet pas un animal à la réclusion citadine si on l'aime vraiment.
Mais c'est vrai, je n'aime pas les chiens. Pourtant, tu vas voir comme je vais apprécier leurs cousins loups. Ils ne viendront pas nous manger dans la main, ils n'arriveront pas vers nous la langue pendante et la queue remuante, ne se frotteront pas dans nos guiboles, on ne lira pas dans leur yeux la reconnaissance et la servilité .

Tout à l'heure, tu vas me dire que tu es triste de les savoir en cage même s'il te font peur. Et pourtant ceux-là sont bien plus libre que le dernier des clébards en laisse...

Enfin, je te parlerai des prédateurs. Le lion pour la gazelle, le jaguar pour la tortue, le pékan pour le porc-épic... mais je te dois la vérité, le principal prédateur du règne animal, toutes espèces confondues, c'est l'homme. Les rhinocéros et les éléphants par exemple n'ont quasiment pas de prédateur dans la nature. Ils sont pourtant en voie d'extinction à cause de leur braconnage. Je serai obliger de te raconter aussi comment l'homme scie la branche sur laquelle il est assis, te parler des espèces disparues ou en grand danger, et quand nous serons devant les primates, te dire que nous en faisont partie, et que sur plus de six-cents espèces, la moitié est en train de disparaitre sous nos yeux, par conséquence de nos actes. Et que ce n'est pas grave uniquement pour la beauté des yeux. Ensuite, je te raconterai la biodiversité et son importance, en essayant de ne pas dériver sur le Cac40, le pétrole, l'industrie agro-alimentaire, la faim dans le monde, le business-sport, et le pape... je ne te promets rien, je m'emballe il parait...


Si je ne te donne que les paillettes, je te mentirai, et plus dure sera la chute. J'espère juste être le plus objectif possible, les faits toujours les faits, et regarder ce qu'on peut tous faire pour améliorer les choses. J'espère juste que l'étincelle de tes yeux ne sera pas trop amochée, et que le dégoût ne primera pas sur l'envie... On a besoin de toi plus tard tu sais...

jeudi 7 août 2008

Jeux Obligatoires...

Ça me tanne le cuir de poster sur les JO, vous pouvez pas savoir... Trois mois que je tourne et vire, écoute, fulmine, élude la question, crache, rage et peste pour en venir finalement à un bon rien. D'aucuns diront que puisque le CIO a choisi Pékin en connaissance de cause, alors il faut composer avec, d'autres que les sportifs qui se préparent depuis quatre ans n'y sont pour rien, qu'il ne faut pas mélanger la politique et le sport, d'autres qu'ils s'en foutent qu'ils aiment juste le sport tout court et veulent regarder les compétitions, d'autres encore que ça peut éclairer le monde sur ce qui se passe en Chine... Certains s'étonnent que les promesses libertaires internétiques chinoises soient revues à la baisse, que le ministre se branle comme des sans-papiers de ce qui peut bien se passer en Chine, que notre aimable président snobera le Dalaï-Lama et tremblera de l'omoplate à la cérémonie d'ouverture, mais bon, comme le dit le coach, ce qui compte, c'est la performance, il faut rester concentré, on a bien travaillé depuis quatre ans, on ne compte pas revenir les mains vides et notre rêve, c'est de voir le drapeau tricolore se hisser... En fait ça m'intéresse autant que le PIB du Guatemela... Et encore, ils en sont où là-bas..? Je ne me sens pas concerné. Vous pourrez courir, sauter, lancer, vous masturber sur place ou en duplex, avec ou sans partenaire publicitaire, avec ou sans censure, avec ou sans élan, je suis à dix mille bornes d'ici. Même mieux, dixit Jeannot, à cent mille verres de vous... Je ne participerai pas, de près ou de loin, à la moindre de vos élucubrations. Je serai seul, sur le perron.

mardi 29 juillet 2008

Humour...

Une centaine d'employés ont été évacués mardi matin de la centrale nucléaire du Tricastin (Vaucluse) à la suite du déclenchement d'une alarme provoqué vraisemblablement par un nouvel échappement de poussières radioactives dans le réacteur No4, a-t-on appris de sources concordantes.

Sur les 127 évacués, 45 ont été conduits à l'infirmerie. Deux personnes portaient des "traces extrêmement faibles" de radioactivité qui ne sont "pas significatives". "On est en deça des seuils", selon Jean Girardi, un ingénieur de la centrale.

Selon EDF, cet incident n'a pas d'incidence sur la santé des personnel concernés.


Mais puisqu'on vous dit que c'est pas grave, mais qu'ils sont chiants ces écolos toujours à s'alarmer pour rien et à poser des questions...
Euh, Joolz, toi qui habite à Saint Paul les Trois Chateaux, appelle quand tu seras phosphorescent, les enfants rêvent de voir ça... Quoiqu'on est pas si loin, j'attendrai que ça arrive à la maison, y'a pas de frontière entre nous...

samedi 19 juillet 2008

Pas à vendre...

On a retrouvé le père spirituel des pseudos-interviewer à la sauce Fogiel et Cie (eh oui, il a l'honneur d'avoir son nom cité en représentant de cette caste, car on doit lui reconnaitre le mérite d'avoir largement surpassé ses mentors...)
Peut-être depuis le temps a-t-il cessé de médire, peut-être même a-t-il cassé sa pipe. Ce ne serait que justice, j'espère au moins qu'il ne continue pas de lui briser menu dans l'au-delà (on a qu'à dire que je crois à un truc après la mort juste pour la phrase...)
Qu'il vienne baver en plein repas au resto, à minuit passé, à la sortie d'un concert, c'est déjà limite, mais je pense que rien ne vaut son entêtement et sa provoc facile. Vu que je ne serai jamais connu, je ne connaitrai jamais le privilège de répondre à ce genre de questions pertinentes. En fait pourquoi perdre son temps et s'échiner de la sorte ? Il doit continuer à penser exactement la même chose malgré les explications de son interlocuteur. Je crois que je dirais : "oui, d'accord, vous avez raison, mettez ce que vous voulez, ce qui vous fait plaisir, ce qui vous arrange."


- La question qu’on se pose bien sûr c’est
"oui ou non abandonnez-vous la chanson ?"
- La chanson, non !
- Le tour de chant alors.
- Je n’aime pas le mot abandonner.
- C’est une démission ça abandonner.
- Oui, ça a un côté Tour de France. J’arrête. J’arrête de chanter.
- Y’a quand même des raisons d’abandonner, on abandonne pas comme ça, on laisse pas tomber le public, selon la phrase consacrée, vous le faites pourtant !
- Mais non, mais non, mais non… Y’a quinze ans que je chante. Et c’est marrant, personne n’a voulu que je débute et personne veut que je m’arrête. Mais là j’ai envie de respirer un peu.
- Mais ça correspond quand même à une certaine misanthropie.
- Non.
- Vous avez écrit
"Ces gens-là", est-ce que c’est "Ces gens-là" que vous voulez fuir ?
- Non non, pas du tout. Pas du tout !
- C’est pour fuir les gens que vous vous arrêtez !
- Non, oh non, oh non, oh non ! Vous lisez trop vous ! Non, c’est pour aller voir, c’est pour avoir le temps d’aimer justement. J’ai un rythme de vie ou j’ai peut-être plus très bien le temps d’aimer. J’ai envie d’aller voir, de regarder, m’offrir le temps de me taire. C’est bon ça. Ça j’ai envie. Que ça. Ça s’appelle la liberté.
- M’enfin, quand même, pour toute une, disons une jeunesse par exemple, les gens qui vous ont suivi pendant ces quinze ans, ceux qui vous ont accepté, d’emblée, on a l’impression que vous vous retirez presque bourgeoisement, une fois fortune faite, vous dites bon ben maintenant je m’arrête, je retourne chez moi, ça vous gêne pas un petit peu ?
- Votre question me gêne, parce que, parce qu’elle est fausse complètement votre question. Je suis pas à vendre, vous comprenez ? J’ai pas envie d’être à vendre, et je suis pas à vendre. Et j’ai envie de vivre ma vie comme j’ai envie de la vivre.

samedi 12 juillet 2008

Projeter...




















Ce ne sera pas pour tout de suite.
Encore quelques démons à chasser, quelques cloisons à abattre.
Mais c'est certain, je ne me résoudrai pas à abandonner la partie.
Attends-moi...
Un matin, je braverai encore une fois mon histoire, la mettrai au pli, au pas, et je franchirai à nouveau les portes du canal, laissant derrière moi le plancher vermoulu.

jeudi 10 juillet 2008

Mascarade... (2)


Rejet accidentel d'uranium à Tricastin : des relevés ont été effectués dans la nappe, et n'ont révélé "aucun élément anormal" selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

Je dois encore être frappé d'une crise de paranoïa, mais j'ai l'impression qu'on se fout ouvertement de ma gueule...
En même temps, ils sont pas du genre à mentir sur ce genre de sujet grave...

mercredi 2 juillet 2008

Mascarade...



"A l'issue des très nombreuses expertises acquises au dossier, il n'était pas envisageable d'affirmer un lien incontestable entre l'utilisation du Fipronil (principe actif du Régent) dans l'enrobage des semences et les surmortalités des abeilles constatées à l'occasion des campagnes 2002 et 2003", estime les réquisitions communiquées aux avocats des différentes parties.
Le procureur Claude Derens demande en conséquence un non-lieu en faveur de BASF et de Bayer et de leurs deux PDG.

mercredi 25 juin 2008

Tous les matins je me lève



Vous voulez savoir une chose, Boltanski ? Tous les jours je me lève à midi. Tous les jours. Et ça ne m'empêche pas de vivre, d'élever mes enfants, de me taper un cent soixante sur la route de la côte et de rejeter les poissons à la mer.
Je n'ai jamais pu m'entendre avec des gens comme vous, parce que vous vous comportez comme si les accidents de voiture n'existaient pas. Mais ils existent, monsieur Boltanski. Et ce sont parfois les meilleurs élèves des auto-écoles qui les provoquent.





(Tous les matins je me lève - Jean-Paul Dubois - Laffont - 1988)

jeudi 19 juin 2008

Mimi 86...

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"Ben dis donc c'est pas gai ton truc..!"
Oui, je sais, je casse l'ambiance, mais en même temps, tu l'as vue l'ambiance..?
J'y peux rien moi si quand on vit trop vieux on enterre tous ses potes..!

Et j'y peux rien non plus moi si on est le dix-neuf juin, et qui dit dix-neuf juin dit dix-neuf juin quatre-vingt six, et qui dit dix-neuf juin quatre-vingt six dit Coluche. (bon, ok , j'avoue, j'ai fait un copier-coller...)

Ce jour-là, après m'être fadé tout le long des vacances les hordes de supporters ibériques du "mùndial" comme ils disaient, j'étais de retour d'Espagne avec mes grand-parents maternel dans leur 305 bleue métallisée, vitres électriques, quand le poste a craché que Michel Colucci avait cassé sa pipe dans un accident de moto, sur la route de Grasse.
C'est marrant, en fermant les yeux je peux revoir avec exactitude le décor, alors instantanément figé. Une longue portion d'autoroute en montée, coincée entre les arbres. Ça me l'a fait aussi pour Gainsbourg et Ferré. Pour Brel, je m'en rappelle pas bien parce que j'étais pas né.

Coluche, il m'avait tenu compagnie sur la platine de mon père quand j'avais peur de camper dans le jardin et que je dormais tout seul à la maison pendant que les autres faisaient les cons dans la tente. Il y avait un disque : "Mes adieux au music-hall". Je comprenais pas tout, mais en tout cas, quoi de plus logique que de mourir après ses adieux... pour moi Coluche c'était surtout ce disque. Pas un de ceux où s'enchainent ce qu'on appelle les "sketches" (que c'est laid...), qui racontent en général une petite saynète jouée par un personnage fictif. Non, c'était Coluche qui nous parlait, me parlait, commentait l'actualité, la politique, racontait son enfance, ce que l'on appelle maintenant le "stand-up", qui apparemment est devenu nouveau (je me marre...), en tout cas au moins autant que le slam de Ferré dans les années 70...


Je me rappelle, je t'avais fait croire que sur la pochette il était pas maquillé, que son nez était vraiment rouge naturellement, mais je suis pas sûr que tu m'avais cru... Dans ses lunettes était écrit comme à la main "à Véronique". Je me disais que ça devait être sa chérie et qu'elle devait être vachement fière...

Et puis il y avait eu Tchao Pantin, vu en cachette à la télé, et une grande gifle. De la poésie, de la noirceur, du cambouis, et un truc comme de l'amour, avec la jeune et libre "Lola" (Agnès Soral) qui m'avait fait comme une drôle de sensation dans le bide...

dimanche 15 juin 2008

Petit inconnu...

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Tu étais là, attentif, absorbé, accroché à la moindre grappe d'accord, au moindre souffle guttural. je ne t'ai même pas vu manger, tu n'as pas quitté ta chaise deux heures de rang attendant avec impatience après chaque pause que les morceaux s'enchaînent à nouveau comme les perles d'un collier.
Tu m'as donné une coquille d'escargot comme un trésor déniché dans les graviers du jardin, il a rejoint la cravate du Québec libre dans la malette qui mine de rien commence à se remplir au fil des semaines...
Tu m'as demandé mon prénom, je ne connais même pas le tien. Merci minot.

samedi 7 juin 2008

Transit...

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Je ne suis pas plus dépendant ou handicapé du fait de ne pas pouvoir prendre l'avion que toi de ne pas pouvoir ne pas le prendre. Dans les deux cas, une des deux alternatives nous est impossible.

Chacun sa manière de prendre de la hauteur...

mercredi 4 juin 2008

Pedigree...

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Restons dans le domaine de la pensée critique, qui finalement est peut-être la base de toute architecture, tout raisonnement sensé. Allons droit au but. Quel peut donc en être le pire travers ? Le pire ennemi ? Le temps et la place pour les énumérer nous faisant défaut, considérons le plus insidieux, le plus vil et en définitive le plus contradictoire pour ceux qui auraient vite fait bien fait de se compter dans l'avant-garde. N'ayons pas peur des mots, le plus grand viol psychologique est sans doute celui qui nous guette si on ne prend aucun recul sur les choses et sur soi-même : La pensée circonstantielle, orpheline.
Changer de discours selon les conjonctures, l'affectif et la connivence, changer de manière de penser, pire, révéler finalement que l'on a aucun cheminement de cette pensée, mais que c'est l'opportunisme, ou mieux l'opportunité qui dirige nos pas. Qu'un fait, sa cause et sa conséquence puisse changer selon le cas ou la personne est le pire des schémas envisageable.
Prenons un exemple classique, donc anodin, mais précis. Celui pour lequel on vous reprochera une fois encore d'exagérer.

Des amis (proches c'est mieux) vont manger "Chez Etienne", au Panier. Institution Marseillaise (de moins en moins...), ce restaurant a la particularité de faire payer à la gueule du client, genre plus tu viens avé l'assent, moins c'est cher. Super-drôle selon mes amis, d'ailleurs marseillais, et qui connaissent un peu le patron. A pisser dans sa culotte selon les autres, qui ne font pas parti du truc, de la famille, de la caste, de la race. j'aurais bien rigolé avec vous, mais j'ai les lèvres gercées...

Alors, pour pas me fâcher avec mes amis, que je compte sur la main gauche de Django Reinhardt, je vais encore fermer ma gueule et tant pis pour les ulcères. Je vais les laisser croire que la plaisanterie peut couvrir les préceptes les plus dangereux. C'est ça ou j'endosse ipso facto les frusques du râleur, jaloux, associable, le fameux, l'aigri, le frustré. Allez tous vous faire pénétrer par le fascisme rampant dans la jovialité. Je suis désolé mais par réflexe je me mets du côté des opprimés... Tant pis si on doit de retrouver face à face...
Alors pour en revenir à l'histoire, certains vont penser qu'on est en colère de vexation, parce qu'on a payé plus cher, et rabaissent à nouveau au ras des paquerettes le vrai débat qui peut avoir lieu derrière cet anecdote à première vue sans importance. Finalement, je crois que ce qui me rendrait le plus mal à l'aise serait la compromission, impossible de partir sans casquer au plus large... J'te crâme à la gueule un bifton à la Gainsbarre.
Mais excusez-moi, ça fait parti de la tradition, j'avais mal compris, pardon, j'aurais peut-être dû emmener ma fille à exciser, ou à vendre... C'est une galéjade ? ça fait parti de l'esprit marseillais peuchère ! Ce doit être comme la crasse, l'éliminer revient à tuer Marseille, malheureux !

Demain, à mon tour, je te parlerai d'un endroit ou le tarif n'est pas le même pour les noirs, les arabes, les juifs, les pédés. Ou les hommes et les femmes (genre boites de nuit..!). Tu te révolteras, en appelant aux droits de l'homme et à la saloperie de ce monde que tu enfantes également, comme eux, dent gatée pour dent gatée. Tu crieras au fascisme sans te rendre compte que tu en es le pire représentant car tu avances masqué. Des autres et de toi-même. Et moi je te répèterai que je préfère encore les vrais salauds, ceux qui assument, qui ont choisi leur camp, dans la sincérité et en toute loyauté. Peut-être pensent-ils de travers, mais en toute franchise, de toute leur âme, dans la conviction bordel..!

Ce soir, tu rentreras chez toi boire ton café Max Havelaar dans des espadrilles conçues sans chlore, t'auras bouffé tes cinq putains de légumes, tu choisiras ton programme vespéral, probablement Artésien, en oubliant simplement le fait que tu es complice, que tu as payé (moins cher, c'est vrai...), et que dans tout système réactionnaire il y a une chaîne dont tu es un des maillons.
Il y a des endroits dans ce cher pays où on est honoré par le fait que les gens se déplacent pour découvrir votre région, votre ville, votre patrimoine, votre culture, et où on vous offre l'apéro sans discours, sans le crier sur les toits. Ici, l'étranger est mauvais, forcément, puisqu'il est différent. On ne trie plus par race, religion, pays, région, mais à l'estampillage, à la tronche et à l'accent, le sceau de la bêtise faisant foi.
Si tu acceptes qu'un parisien ou un lyonnais paye plus cher que toi, tu es associé, complice, et par là-même coupable. Tu ne vaux pas plus cher que le pire des ennemis que tu crois combattre en de beaux discours bienséants...

Mais tu dois avoir raison, je divague, je confonds tout, je dramatise, je délire.

Bon appétit.

samedi 31 mai 2008

Percevoir...

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Le vrai penseur critique admet ce que peu de gens sont disposés à reconnaître : à savoir que nous ne devrions pas nous fier de manière routinière à nos perceptions et notre mémoire.

James E. Alcock