samedi 31 mai 2008

Percevoir...

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Le vrai penseur critique admet ce que peu de gens sont disposés à reconnaître : à savoir que nous ne devrions pas nous fier de manière routinière à nos perceptions et notre mémoire.

James E. Alcock

jeudi 29 mai 2008

La pudeur, tu connais..?


Triste contraste.

A ma gauche, un vieux barbu penche puis fouille un container, en tire une boule de papier aluminium dont il récupère un crouton de sandwich qu'il renifle, puis porte à sa bouche. Il se pense sûrement seul au monde, mais il représente la france montante...

A ma droite, mon voisin de terrasse feuillette notre fameux quotidien sportif, avec en accroche une question cruciale, que tout le monde se pose, à savoir si une poignée de milliardaire va digérer sa non sélection pour une compétition sportive...

On est décidement pas du même monde...

lundi 26 mai 2008

Happy hour...

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"Le gouvernement envisage d'interdire les happy hours, selon un document de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie adressé aux fabricants d'alcool."

Boire, c'est déjà pas moral, alors à moitié prix...

Je voudrais, avant de passer l'arme à gauche, avant que la faux ne me fauche, tel jour telle heure en telle année, sans fric sans papier sans notaire, remercier ici notre gouvernement à tous (bah oui, c'est la règle du jeu, tu votes pas pour eux mais ils décident quand même...) pour les magnifiques lois qui fleurissent ici et là afin de nous protéger de nous-même, nonobstant le risque fort probable que celles-ci s'avérent une fois encore plus pernicieuses que salvatrices...
(Si je voulais je faisais plus long comme phrase mais j'étais pas en forme...)



A force de déresponsabiliser les gens, de les assister mentalement, on les rend serviles, ineptes, imbéciles. Nous allons finir par croire que c'est le but de la manoeuvre... Mais que j'ai l'esprit tordu, on veut nous aider et je fais la fine bouche... Après les étiquettes au pictogramme de femme enceinte s'envoyant un bon verre de pif, les fumer tue (sans blague!), les pubs pour les goûters dégueulant de sucre nous conseillant de manger des légumes, quel donc sera le prochain chantier du gouvernement ?

Allez, ne soyons pas rancunier, je veux participer. Un ami urgentiste de Lyon m'a raconté qu'il a retrouvé plusieurs fois dans son service des personnes avec le fondement encombré d'une canette de Perrier, souvent brisée par les sphincters, jolie opération en perspective... Je propose une jolie vignette sur les bouteilles de cette marque (profitons, c'est Roland Garros, ça va jaser...) représentant un orifice anal obstrué par la dite bouteille barré en rouge. Ajoutons-y aussi les oreilles, les gens sont si pervers...


L'autre matin, à lapproche d'un radar, en fixant mon compteur pour ne pas dépasser d'un kilomètre-heure la vitesse autorisée par la loi, je me suis rendu compte que j'étais beaucoup plus prudent quand je matais les feux de stop de la voiture de devant...

samedi 24 mai 2008

jeudi 22 mai 2008

lundi 19 mai 2008

Prudence...


Il n'y a pas mille manières de vivre sa vie. Nous pourrions même avancer que deux façons reconnaissables se détachent principalement.

Tout d'abord, s'arranger avec elle, prendre les choses comme elles viennent, au fil du temps, au jour le jour. Principe de vie souvent montré du doigt, car non assez adulte dans nos sociétés contemporaines, surtout pour une personne soumise à responsabilités.

Ou bien alors savoir prévoir, calculer, prévenir, échelonner, et user de méthode afin d'endiguer les embûches de l'existence.

L'une des deux manières comporte un grand risque. Ne vous laissez point aveugler comme un lapin dans les phares d'une voiture, assourdir par les sirènes de la prudence.

A la réflexion, le risque s'inclut bien plus profondément dans la seconde alternative. Car raisonner à long terme revient à faire un pari sur l'avenir. Tout calcul basé sur une espérance de vie moyenne devient caduc ou erroné à partir du moment où celle-ci est abrégée précipitamment. Et qui peut donc avoir la présomption, l'outrecuidance d'en apprécier le terme ? Baser sa philosophie sur l'hypotèse d'un futur meilleur, de jalonner le quotidien d'efforts inimaginables ayant seulement pour but la prospective d'un avenir moins délétaire est aussi hasardeux ou suicidaire que de s'en remettre à son horoscope.

Evidemment, chacun d'entre nous serait tenté d'y proposer une troisième voie. Celle d'un risque calculé, raisonné. Elle doit exister, celà est probable. Mais ne point négliger le tiraillement incessant qui en résulte alors, notre nature première nous invitant sans cesse à suivre une ligne sans en déroger et accumuler alors frustrations inéluctables...





L'autre jour, dans la rue, un sympathique petit enfant bien élevé est venu me mettre en garde :

- Il ne faut pas fumer, tu vas mourir..!

Je n'ai pas pu m'empêcher de lui répondre que lui aussi...

mardi 6 mai 2008

Entrevue...



Décidement monsieur Polaris, vous ne m'aurez rien épargné...

lundi 28 avril 2008

Devinette...

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A votre avis, quel produit arrive en tête des "biens de consommation culturels" cette année dans le monde..?
Non non, pas le livre, ni le disque, ni même le film en dvd, je vous le donne en mille : le jeu vidéo !
Je ne savais même pas que ça en faisait parti, je suis vraiment à la ramasse...

Heureusement, pour les jeunes, il y a aussi le sport...

Tu disais quoi déjà, c'est par où la sortie..?

samedi 26 avril 2008

Où elle était la musique..?

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Là, tapie entre deux côtes, deux interstices. Planquée entre deux eaux, histoire de ne pas servir d'alibi, de colmatage, d'ornement. Elle a attendu le moment propice et guide mes tâtonnements hésitants.
La musique, je ne l'écoute pas, je m'en nourris. J'en bouffe, m'en gave, elle me remplit jusqu'à l'os, le long de chaque vertèbre. Elle m'aide à transpirer, exulter, transmettre, transcrire, pénétrer.
Je vais te le dire maintenant, te le cracher à la figure si tu ne l'entends pas, baver la déconfiture, c'est pour celà que j'apprécie le verbe, elle m'aide à le magnifier. Elle le transcende, le plante au fond du bide, le dénature à foison, comme bon lui semble, en fait l'arme parfaite, la vengeance absolue.
Rien à foutre des discours partisans ou de ce qu'on voudrait bien me faire croire. Entassez-vous pour la dernière hype, divertissez-vous, mettez l'ambiance, moi, je jouerai les oiseaux de mauvaise augure.
Elle trône au milieu du salon, ou engoncée au vestibule, elle grince, elle couine, elle blâme ou encourage, chante la révolte ou l'insoumission, vous rend mime au crachat décibélique, sinon alors comment entendre la petite larme, le petit grêlon au fond de la gorge comme un petit animal étranglé.
Tais-toi, tu parleras après, ou alors fais mieux, coupe-moi maintenant, attache-moi les bras dans le dos, baïllonette-moi la gueule, sinon boucle-là et écoute, laisse-toi ouvrir, le coeur à l'heure, assume enfin les choses, dégouline de vérité et prends tout pour argent comptant, dans la minute, la seconde, et sa plus petite division.
Rien est tout, tout n'est rien, cherche la racine qui te campe au sol, rejette le labourage tenté ou intenté, s'il le faut baisse ton froc, puis assied-toi et contemple les fêlures de toutes ces carcasses invincibles, tu y es presque, au-dedans de toi, là, tout près. J'y suis. Je t'attends...

mardi 22 avril 2008

Le Grand saut...


Non jacques, je ne continuerai pas à vendre mes bretelles ou mes cornichons, même pas encore un an ou deux, je vais être celui qui va écrire ce livre, quitte à plonger...

vendredi 18 avril 2008

Vide...


La recherche a besoin d'argent dans deux domaines prioritaires : le cancer et les missiles antimissiles.
Pour les missiles antimissiles, il y a les impôts. Pour le cancer, on fait la quête.

Un nouveau recueil de Pierre Desproges (!), en poche, publié par sa femme : "Fonds de tiroir" (avec une jolie préface de Renaud).

mardi 15 avril 2008

La France décroche la médaille d'or devant Pékin...

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Non, vous ne rêvez pas, oui vous avez bien fait d'avoir eu peur pour les futures atteintes à votre vie personnelle et vos libertés ce fameux soir du 6 mai. Ce que je viens de découvrir au réveil donne la chair de poule.
Non, ça ne se passe pas en Chine (vous savez, ce grand pays qu'il ne faut pas froisser en agitant un drapeau, devant qui on s'agenouille pour quelques contrats et que nos fameux athlètes se languissent de rejoindre sans encombres vu qu'ils s'entraînent depuis quatre ans, vous vous rendez pas compte ma bonne dame...), ça ne se passe pas non plus en Russie ou à Cuba, ni dans une dictature centrafricaine, mais bien chez nous, le pays des droits de l'homme (Ha, ha, ha...)

Voici donc la sortie d'un nouveau logiciel baptisé "Ardoise", qui, en remplacement de l'actuel possedé par la police et la gendarmerie permettrait de rentrer des renseignements personnels sur toute individu ayant un contact avec eux, et ce pour n'importe quelle procédure, qu'elle soit entendue comme victime, témoin ou auteur..!
Je vous le donne en mille, un policier ou un gendarme pourrait ainsi préciser dans la rubrique état de la personne les informations suivantes : homosexuel, handicapé, sans domicile fixe, permanent syndical...

Mais n'allez pas voir ici un fichage quelconque, gauchiste que vous êtes, j'imagine qu'ils vont vite nous rassurer en expliquant qu'ils veulent notre sécurité... ouf...

Personnellement, je rajouterais une case religion, on pourrait même découper des petites insignes correspondant aux cases, jaunes ou roses, mais je vais me renseigner, je crois que le brevet a déjà été déposé...

mercredi 9 avril 2008

L'Etrangère

En cherchant un nouveau morceau à jouer et chanter pour un répertoire "chanson française" (j'aime pas ce terme mais bon...) je suis tombé sur la reprise de Sanseverino de l'Etrangère, encore un peu plus entraînante que la version originale (Texte Aragon, musique Ferré) et ça m'a mis une bonne patate de me dire que tout ça traversait pas mal le temps... il existe aussi à ma connaissance une version des Naufragés et une d'Yves Montand (mais là j'ai du mal, c'est épidermique...)

Allez, un peu de poésie ne faisant jamais de mal (surtout pour ce qu'on en bouffe...), voici donc L'Etrangère, en fait un extrait du poème "Après l'amour", paru en 1956 dans le recueil "Le Roman inachevé", sorte d'autobiographie d'Aragon mêlant récits et poésie.




















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Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s'use
A démêler le tien du mien
En bande on s'y rend en voiture
Ordinairement au mois d'août
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux

On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains
On n'a pas le temps de le croire
Qu'il fait grand jour et c'est demain
On revient d'une seule traite
Gais sans un sou vaguement gris
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit

J'ai pris la main d'une éphémère
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait les yeux d'outre-mer
Elle en montrait la déraison
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant

Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia
En ce temps-là j'étais crédule
Un mot m'était promission
Et je prenais les campanules
Pour les fleurs de la passion

A chaque fois tout recommence
Toute musique me séduit
Et la plus banale romance
M'est l'éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour une courte nuit
Puis au matin bonsoir madame
L'amour s'achève avec la pluie

(Louis Aragon - Après l'amour - Le Roman inachevé - 1956)

vendredi 4 avril 2008

Ça sent la bière..!

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Bougnat, apporte-nous du vin, celui des noces et des festins, Fredo est revenu..!

dimanche 23 mars 2008

Une vie à t'attendre

Chaque jour. Chaque instant de chaque jour. T’attendre parce que tu cherchais tes clefs. Attendre que tu aies fini d’inonder la salle de bain, que tu avales ta dernière tartine, que tu achèves ta conversation téléphonique, que tu enfiles tes chaussures. Tu m’as volé au bas mot un tiers de ma vie. Ce n’est pas que je sois rancunier ou avare, mais cette estimation, j’ai eu le temps de la faire quelques milliers de fois pour patienter en silence. Alors quand j’ai estimé qu’il ne me restait plus que ce tiers-là à vivre, que j’attendais que tu te réveilles pour pouvoir enfin me préparer en vitesse, je t’ai étouffée dans ton oreiller, puis je suis parti en te laissant un mot qui te disait que je ne reviendrai pas et que ce n’était pas la peine de m’attendre.



vendredi 21 mars 2008

Entrée 4

Mon rendez-vous du mardi, aux aurores. La boule coincée dans le flipper. La trotteuse entre deux secondes. La bile habile. Allers-retours incorrigibles.

Et pourtant cette fois encore c'est trop long. Me manquent atrocément les brumes matinales et l'attente aigre-douce. Que le temps avale les heures et que les yeux collés par les effluves d'une nuit trop courte je suive à nouveau à l'aveuglette les blanches lignes menant à toi...

jeudi 20 mars 2008

Connivence...

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Et ça donne dans la connivence
C’est la grande foire à la saucisse
De triples alliances en déférence
Abacules d’un même édifice

Et le jury part au renard
Distribue la mendicité
La fumée blanche est au rencard
On traque l’originalité

Et on déroule les grands tapis
C’est l’heure des commémorations
Le premier prix pour le mépris
Camaraderie à l’étalon

Et chaque patrie refait ses comptes
Tire la couverture en crépon
Et personne ne rougit de honte
Ca transpire la haute trahison

Et ça rétribue les bons points
Et les gifles à répercussion
Menu du jour tarte au chafouin
Un glousse café et l’addition

mercredi 19 mars 2008

RAUS!


Même si le mon810 pullule déjà, la grenade n'est pas encore dégoupillée et nos frocs pas déjà sur les chevilles.

Aucun retour en arrière possible, la suite nous appartient...

lundi 17 mars 2008

Logique...(2)

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Marseille égale à elle-même, jonchée de bordilles...

jeudi 13 mars 2008

La palme est attribuée à...

... Rachida Dati pour : "La médecine n'est pas là pour administrer des substances létales."

Que le putain de dieu bien planqué dans les cieux échange le tailleur Chanel de notre chère ministre de la justice - qui s'emploie à faire virer les journalistes de ses réunions publiques (cf http://www.latelelibre.fr ) - contre la tumeur de la souffrante Chantal Sébire qui demande juste un peu d'humanité.

Mais non, ne rêvons pas, ce qui est autorisé pour les chiens ne l'est pas pour les humains... Même si on le demande, le supplie... Mourir est interdit par la loi...

Je savais que la médecine était là pour soigner, mais, comme un grand naïf, je pensais qu'elle avait aussi pour soucis de nous ôter la souffrance... Râté...

samedi 8 mars 2008

Le Trouble

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Besoin de personne
Juste céder au trouble
Me sentir vivant
Circulation fluide

La main fidèle
Au bout du bras
L’enveloppe agréable
Irrigation paisible

Les envies résonnent
Ca tape dans l’bide
L’échine qui frissonne
Profite

Le téléphone sonne
Dans le vide
La communication
C’est pas pour le moment

Le concert des klaxons
S’active tranquille
La fièvre se détend
Flâne comme au premier jour

Les cloches carillonnent
Les imbéciles
Seront fidèles à l’appel
Futile

Profite encore un peu
Ca revient vite
Et ça trotte dans la tête
Cousine d’auparavant

Le frisson qui s’échine
Qui périclite
Et ça tombe sur le front
Et ça vous montre les dents

mercredi 27 février 2008

Casse-toi pauvre con...

Pas de familiarité, de la tenue, respectez les gens. (…) Pensez à cela, chaque minute : vous portez un uniforme, vous êtes les représentants de l’état, vous devez avoir une éthique, vous devez être exemplaires. Et c’est très important, pas de fenêtre ouverte dans les voitures de patrouille avec le bras qui pend, pas de tutoiement, du respect. Respectez les autres et vous serez respectés. Je sais bien qu’on vous insulte, mais on ne combat pas les voyous avec des méthodes de voyous."
Nicolas Sarkozy, Rencontre police-gendarmerie, Grande Arche de la Défense, jeudi 29 novembre 07. (Source : Archives discours site de l'Elysée.)

Il y a tout de même une question que je me pose. Qu'est-ce qui dans la bouche du président de la république française est l'insulte suprême, "pauvre" ou "con"..?

vendredi 22 février 2008

mardi 19 février 2008

Dites-moi pas qu'c'est pas vrai..!

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Devinez un peu qui revient dans les bacs le 28 avril avec un troisième album studio, dix ans après le dernier..?

J'ai failli tomber de ma chaise, moi qui croyait le split consommé..!

Allez, un petit indice...



















Avec le tome 4 du Combat ordinaire de Larcenet le 7 mars, je vais attendre encore un peu pour l'anévrisme...

dimanche 17 février 2008

Boris Vian


Boris Vian (10 mars 1920, Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine) - 23 juin 1959, Paris) est un écrivain français, ingénieur de l'École centrale, inventeur, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste), conférencier, scénariste et traducteur (anglo-américain). Il a également publié sous les pseudonymes de Vernon Sullivan ou Bison Ravi, Baron Visi ou Brisavion.


C'est tout..? Faut dire qu'emporté par une crise cardiaque à 39 ans, ça laisse pas le temps de faire grand-chose...

jeudi 14 février 2008

Sans faire exprès

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J'aurais traversé
La ville de long en large
Juste pour t'y croiser
Comme sans faire exprès

Je voulais t'y voir
Dans un joli destin
Percuter au hasard
Une ligne de ta main

J'aurais du regard balayé
Chaque recoin des quartiers
Voir si ton coeur y battait
Un peu comme le mien

J'aurais bien aimé
Te croiser sans faire exprès
J'aurais bien aimé
Faire semblant d'être étonné
J'aurais bien aimé
T'embrasser sans faire exprès
J'aurais bien aimé
T'aimer comme sans faire exprès

Au bord du ravin
Sous une chaleur frangine
Les feux de Satan montaient au satin
De tes lèvres arlequines

Elles craquent les brindilles
Comme le coeur des gamins
Que leur parfum soit vanille
Ou que leur sexe soit salin

J'aurais tourné autour comme un con
Des ronds que font les fumeurs
Voir s'il y avait au fond
Ton cygne enchanteur

Juste pour t'y croiser
Comme sans faire exprès
(Romain Humeau - Sans faire exprès - L'éternité de l'instant - 2005)

mercredi 13 février 2008

Ouf...

40% d'augmentation pour 77% des PDG français en 2007.

De quoi te faire rêver hein mon gars..?
Ben au lieu de rêver justement, de bayer aux corneilles, retourne turbiner connard, tu freines l'entreprise..!

Moi qui avait cru comprendre qu'il y avait un soucis pour le pouvoir d'achat, me voilà rassuré...

mardi 12 février 2008

Ton rouge sombre...

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Tâche de vin.

A la commissure des lèvres.
Sur la nappe immaculée du dimanche.
Au front de Mikhaïl.
Traîtresse révélatrice des horaires étirés.
Benjamine du Bag In Box, s'écrasant sur le carrelage.
Honteuse en chemise, au rendez-vous important.

De messe, d'Anjou, d'Arbois, d'honneur, de table, de garde, qui râpe, qui passe, qui tâche.

Dégusté, englouti, bavassé, minaudé, établi, partagé, ébahi.

Rouge, blanc, rosé, gris, chaud, kir, limé, communard, kalimutcho.






















Cépage, robe, cuisse, larmes, nez, ossature, longueur, rondeur, profondeur.

Mignonette, fillette, clavelin, fiasque, magnum, jéroboam, mathusalem, salmanazar, balthazar, nabuchodonosor, salomon, souverain.

Ballon, foudre, feuillette, barrique, fût, tonneau.






















Cabernet, merlot, grenache, syrah, pinot, gamay, chardonnay, sauvignon, muscat, riesling, viognier.

Millésimé, prestige, vieille vigne, grand cru.






















Côte de boeuf, onglet, bourguignon, magret, rouget, daurade, solette, chèvre, chabichou, fourme, morbier, livarot, banane, poire, chocolat.

dimanche 10 février 2008

Shush...

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Sais-tu ma petite fille pour la vie il n'est pas d'antidote
Celui qui est aux manettes à la régie finale
Une nuit me rappellera dans les étoiles
Ce jour-là je ne veux pas que tu sanglotes
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(Serge Gainsbourg - Sush sush Charlotte - Mauvaises nouvelles des étoiles - 1981)

samedi 2 février 2008