mardi 10 mars 2015
mercredi 18 février 2015
Une époque formidable...
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vendredi 9 janvier 2015
Charlie
Je n'ai pas envie de parler de cela.
Je n'ai plus d'humour, de dérision, d'appétit, de volonté.
Je me sens seul, abandonné, orphelin.
Pétri de haine, seulement habité du désir de vengeance.
Alors comme je n'aime pas sentir cette bête féroce en moi, je vais attendre que ça passe.
Il faudra bien du temps.
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dimanche 5 octobre 2014
Embrasse-moi
tout s'étiole
s'évanouit dans l'éther
cabrioles
en descente aux enfers
on se console
on fait machine arrière
premiers rôles
puis on mord la poussière
peu de choses
et pour tant de manières
quelques roses
voilent la poudrière
on éteint la lumière
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Stan
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mercredi 24 septembre 2014
Le complot...
Mais non, vous êtes loin, pourtant les multiples seringues qui entourent l'enfant devraient vous mettre sur la piste. Euthanasie..? Encore raté, mais vous brulez..!
Savez-vous qui sont les salauds de tortionnaires qui s'en prennent à ce pauvre bambin sans défense..? Je vous le donne en mille: ses propres parents, aidés par ces collabos de médecins, ils vont la vacciner...!!
Évidemment, cet article nauséabond est aussi creux que la photo est choc, on n'y apprend rien, une fois de plus de soit-disant documents confidentiels ont enfin été découverts, qui vont prouver la vérité sur la nullité et la dangerosité des vaccins au monde entier... un grand classique qui revient tous les dix ans...
J'ose à peine aller visiter les pages voisines. C'est sans surprise que l'on découvre sur ce site de "réinformation" une ode à Thierry Messan, des vidéos de Dieudonné ainsi que du poujado-négationniste belge Laurent Louis, il nous manque encore une bonne dose de Soral et et le grand complot franc-maçonnique-américano-judéo-financier vous amène à l'orée de l'orgasme...
CHOISIS TON CAMP CAMARADE
Oh, je sais bien qu'à la lecture de ces quelques lignes, on va d'office me ranger dans la case opposée, que de petits cerveaux étriqués, ceux-là même qui s'imaginent ouverts d'esprits car pseudo-contestataires, et qui n'ont d'autre imagination et dualité manichéenne que de trier et classer en deux colonnes et catégories, vont faire leur jolie déduction réductrice. Et bien permettez-moi de vous dire qu'on peut détester Dieudonné sans être sioniste, vacciner ses enfants sans se prosterner devant Sanofi, se torcher avec le voile sans être raciste, ne pas gober les infos toutes crues sans pour autant en fantasmer d'autres, manger de la viande sans louer la souffrance animale, conchier le retour de Sarkozy sans préférer Hollande, aimer la ville ET la campagne, l'été ET l'hiver, fromage ET dessert, et surtout être libre de penser sans béquilles complotistes.
Lassé par ce genre de combats stériles, il y a bien longtemps que j'ai baissé la garde, ayant abandonné la polémique avec les toréros, lepénistes, religieux de tous poils, supporters et autres téléphages, on ne change pas les gens avec des mots, même avec les meilleurs arguments du monde, ce style de débat n'amenant que de vieux archétypes, chacun arc-bouté sur ses positions. Mais il y a un truc qui m'insupporte par-dessus tout, et qui est de plus en plus à la mode, c'est de répéter un mensonge pour lui donner l'apparence trompeuse de la vérité. Il n'y a qu'à écouter le discours des gens dans la rue, qui se lâchent enfin, adoubés par les sondages et les pseudos-victoires extrémistes, pour se rendre compte que oui, effectivement, à force de répéter des conneries telle une doctrine, elles apparaissent comme choses acquises, avérées, vérifiées. C'est sur ce terrain-là qu'il est bon de traquer la bêtise, afin de ne plus jamais lire avec tant d'aplomb et de certitude que les vaccins (lesquels d'ailleurs..!?) ne fonctionnent pas et rendent malade. Car qu'on soit pour ou contre, c'est un lit d'inepties, un dogme, une croyance, et que ça te défrise le cul ou non une dérive sectaire. Que tous les béats apocalyptiques me tombent sur le râble, il n'en restera pas moins un nombre incalculable de contre-vérité étalées en leur vitrine, aussi débiles que le juif a le nez crochu ou la petite cuillère arrête les bulles du champagne.
JE MENS DONC JE NUIS
Mais clamer, c'est exister. Alors allons-y pour les phrases faciles, gratuites et définitives. Prenons cet exemple précis sur l'article en question : "Les vaccins ne fonctionnent pas."
Il y a trois chutes spectaculaires de la mortalité dans l'histoire de l'humanité, et vous aurez beaux secouer vos grigris, vous ne pourrez que mentir de façon éhontée en le niant: l'apprentissage de l'hygiène - particulièrement celle des mains, la généralisation des vaccins (hou hou, ça fait peur hein..!) et la découverte de la pénicilline (comprenez
Il est tellement facile de nos jours de cracher sur les vaccins, une fois hors de danger..! Si vous pouvez vous permettre de ne pas vacciner vos enfants et qu'il ne leur arrive rien dans la majorité des cas, c'est bien justement grâce à la vaccination de masse, qui a écrasé la plupart des maladies infantiles très contagieuses et contre certaines desquelles il n'y a aucun remède à ce jour. Mais rien n'est éternel. Plus la propagande anti-vaccin à tout crin prendra de l'ampleur, plus la herd immunity sera fragilisée et plus ces maladies feront leur réapparition. C'est tellement simple le snobisme occidental, présomptueux si possible, qui consiste à toiser tel un grand biologiste en fin de carrière ces vilaines souches douteuses, pendant que l’Afrique crève de la tuberculose - 1500 morts par jour..! Un peu de pudeur que diable..!
Qui a dit qu'aucun vaccin n'avait jamais rendu malade..? Personne, surtout pas moi, terrassé par une bécégite à la petite enfance, qui a ralenti ma croissance durant des mois, en témoignent les stigmates de cette intervention affichés sur mon bras gauche. Mais ces cas sont hyper rares, vous avez mille fois plus de chance de vous tuer en bagnole ou d'être frappé par la foudre... Évidemment, plus le recul est grand, plus on a une vision sereine du produit. Mais ne pas faire le DTP par crainte de mort subite est vraiment le summum de l'absurdité. Les vaccins ne provoquent pas les maladies qu'ils croient prévenir, et ce pour la bonne et simple raison que dans la majorité des cas la souche de cette maladie n'est même pas dans sa composition..! Affirmer par exemple que le vaccin contre la poliomyélite peut donner la poliomyélite c'est juste mentir, tricher, désinformer, faire de la propagande.
Et les labos alors, ces enfoirés de labos..!? Ben oui, y'a des enfoirés à la tête des labos, pourquoi, tu croyais que c'était de grands bienfaiteurs offerts à la santé publique..? T'en connais beaucoup toi des grands patrons altruistes..? Danone? Axa? Carrefour? Orange? Vinci? Société Générale? Alcatel? Lequel..? Dites-vous bien que les vaccins sont une piètre manne pour les laboratoires pharmaceutiques, qui préfèrent de loin les traitements à long termes sur le cardio, le cholésterol et autres anti-dépresseurs. Après, ne vous attendez pas à ce qu'ils évitent de vouloir les vendre..!
JE M'ENDORS BORDEL !
Tiens, on va faire un petit aparté, parce que ça commence à devenir chiant, pas assez virulent - mon magnésium est au top - et je manque de temps car ces salauds de socialocommunistes m'obligent à aller chercher mes enfants à l'école le mercredi midi (enfants qui d'ailleurs n'ont pas leurs vaccins à jour, et dont un a même attrapé la grippe AH1N1, et qui va très bien, merci...)
Puisque dans ce genre de site on aime les anecdotes (surtout dans les commentaires) qui donnent lieu de règle absolu - genre oui mon chien a eu un vaccin ça lui a fait un gros bouton et de la fièvre non mais que fait la police - digne des meilleurs micros-trottoirs de TF1, je vais vous en livrer une.
Es-tu toujours vivant Julien? Oui je crois bien que tu t'appelais Julien, tu m'avais apostrophé un soir de fin de fête votive (oui je sais quand on est jeune on est prêt à tout pour sortir... non, pas les férias quand même, un minimum d'amour-propre...) je serrais dans mes bras ma chérie de l'époque sous l'extinction des lampions, protégé par une quelconque baraque à frite. Tu boitais grave malgré ta béquille, tes muscles semblaient taillés dans la barbapapa avalée quelques heures plus tôt. On ne se connaissait pas mais tu avais besoin de parler. Tu nous regardais intensément. Tu bandais même peut-être, si toutefois cette action te fut encore possible. Tu nous a balancé que tu nous enviais parce que tu ne connaitrais jamais ça, car personne ne voudrait jamais de toi, vu tes déformations et le mal qui te rongeait. Tu avais vingt-trois ans, tu avais la polio, car ta maman t'aimais tellement qu'elle n'avait pas voulu t'infliger la torture du vaccin.
PARENTS, SADIQUES..!
Voilà où l'on en est maintenant. Les parents, déjà souvent un peu perdus lors de l'approche de la vaccination, car souvent partagés dans leurs choix, sont des salauds, inhumains, suceurs de Servier et sa clique, inconscients, lâches, peureux, moutons de panurges..!
Si tu lis un peu plus loin sur ce site dégueulasse dont je tairai le nom (en même temps quand ça commence par "réseau" faut pas s'étonner... si j'étais moi je te conseillerais la philosophie plutôt que l'ésotérisme mais bon c'est toi qui voit...) tu y apprendras que le SIDA ça se refile pas par les relations sexuelles, que c'est réservé aux gens qui ne mangent pas bien (entendez pas bio, ouf, je suis peinard, depuis que le bio s'est démocratisé je PEUX manger bio...)
En lisant cette fiente d'ailleurs ça fait ressurgir quelques souvenirs, qui c'est, ah oui, c'est vrai, je me rappelle maintenant, c'est cette connasse d'intégriste de "La Vie
Poursuivez par EBOLA c'est rien du tout, encore une histoire des américains, ça se transmet même pas, et puis en guise de dessert mon préféré, le village en Inde champion du zéro cancer où grâce à leur alimentation sans viande, sucre, sel, alcool on peut vivre jusqu'à 160 ans. Bon, en même temps, à quoi bon j'ai envie de dire, mais là ce serait une remarque personnelle et gratuite et ce n'est pas le genre de la maison... Je vous en supplie, allez-y tous, y'a plus de place au pic de Bugarach..!
Vivement le dossier sur "Je préfère la septicémie à la prise d'un antibiotique du démon", "Comment j'ai terrassé un rhume en moins de six mois grâce aux superbes laboratoires philanthropes Boiron remboursés par la sécurité sociale (là on a de droit de sucer, c'est du sucre...)", et "Regarde-moi tous ces connards qui fument des clopes et après c'est nous qu'on paye leur cancer."
Je vous passe le reste des chapitres sur la politique mondiale, les faux otages, Poutine n'est pas un dictateur, le décompte des morts Israël/Palestine, les maitres quenelliers et autres
(Ah oui, j'oubliais, si vous n'avez vraiment rien à foutre de votre vie vous pouvez tenter de remonter les fameuses sources de ce site de merde, vous ne tomberez que sur de la VPC de produits naturels censés vous éviter cancer et mauvais oeil...)
Ce qui est le plus choquant avec ce genre de site-poubelle censé
Mais qui il va rester bordel alors..??
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vendredi 25 juillet 2014
lundi 5 mai 2014
Le Rocher...
Il est 05h14.
Je n'ai plus sommeil.
dans l'idée du jour qui pointera bientôt, dans la veine de ton cou qui palpite.
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jeudi 3 avril 2014
Pourquoi ont-ils (re)tué Jaurès..?
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps du souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
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samedi 15 février 2014
Beauté pour tous
J'ai mis longtemps à vous aimer. D'abord ce nom, La Maison Tellier, comme une balafre sur une gueule d'ange, quoique j'affectionne trop les imperfections pour ne pas y trouver un certain charme, disons alors plutôt un poireau, une verrue, une excroissance douteuse. Je n'ai pas franchis le seuil de cette Maison immédiatement, craignant qu'il faille se déchausser, ou au contraire y pénétrer les pieds boueux pour bien marquer son territoire, chemise de trappeur et barbe hirsute afin de montrer son appartenance à cette famille chevelue et pouilleuse.Force est de constater que je me suis trompé. On entre en La Maison Tellier comme on est, pour en ressortir quelqu'un d'autre, grandi par l'humanité débordante glanée sur chaque titre, giflé par la cinglante évidence des mots bien choisis et bien placés, en une leçon de vie.
Quelle joie trop rare d'attendre une date abstraite, synonyme de sortie d'album d'un contemporain. J'y étais, ce 14 octobre, pour déchirer la cellophane du nouvel opus, dont le titre Beauté pour tous, comme une invitation, laissait planer un bon présage. Un deuxième m'attendait en découvrant la track list, enfin débarrassée de ces titres anglais bâtards dont l'incongruité flirtait avec l'indécence de ne s'assumer qu'à moitié. Va essayer de faire rimer blafard avec phare en englishe toi...
La Maison Tellier fait partie des groupe dont il ne faut point trop parler, ou pas à n'importe qui, dont il faut espérer un succès tout relatif, afin que la machine du monde n'opère pas en tranchant dans le vif de l'intime. Car c'est bien cela dont il s'agit, l'intimité. Un Tellier, ça ne se chante pas à tue-tête, ou bien seul en voiture, ça regarde chacun, ça gratte là où il faut, ça déchire le paysage et rabote le cul comme une vieille suspension, ça chauffe la gorge comme un grenache à bonne température, alors que survivent trompettes bileuses et élans fatalistes, teintés d'éclaircies manifestes..!
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dimanche 2 février 2014
Marre..! (3)
Marre et marre de ne recenser que tristes trépas..! Va-t-il falloir que je procrée à nouveau pour rosir un peu le carnet du jour..?
Bon, en même temps séchons nos larmes, partir à quatre-vingt-dix piges et demi avec une vie si bien remplie, ou est-ce qu'on signe..? Non, c'est juste le trou béant, l'image, l'idée qui choque. Et si Cavanna repartait avec toutes ses affaires..? Les hommages sont souvent pompeux, mielleux et surtout hypocrites. Mais là on se rend compte de la dimension de la chose, non pas au travers des médias - qui ont fait leur deux lignes ou deux minutes sempiternelles avant de repasser au scooter présidentiel - mais à la lecture des quelques réactions de divers journalistes, écrivains, dessinateurs, chroniqueurs, qui déclarent sans hésiter qu'ils n'auraient sûrement pas fait cela sans Cavanna. Pourvu que cela interroge les gens qui confondent Cavanna et Cavada, et suscite l'intérêt de se pencher non seulement sur son œuvre mais surtout sur ce courant de pensée, enfin, disons cet électrochoc de non pensée, un truc tout naturel, d'adulte resté gosse, qui, remplacé petit à petit par la recherche de la notoriété, du buzz, de la fausse provoc, meurt à petit feu.
Il faut laisser parler les autres quand on ne se sent pas armé pour mieux faire, alors comme je n'ai connu la grande époque que par les vieux numéros disséminés ici et là sur le chemin de mon enfance par mon cher paternel, je vous laisse avec un article de Jean-Marc Proust sur Slate :
http://www.slate.fr/story/82901/cavanna-la-fin-humour-libre
Bien que je ne crois en rien, j'espère que tu seras enterré non loin de ton petit frère Reiser, un autre Jean-Marc, et que, en faisant un crochet, je pourrai passer te faire un petit coucou lors de ma prochaine escapade à Montparnasse, entre deux choux.
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mercredi 23 octobre 2013
L'envie
Je la sens là, nichée au creux de mon ventre, l'envie.
Sans elle, tu n'es rien, tout est fadasse. Plus grand chose n'a d'importance.
En sa compagnie, tes mains nues peuvent creuser la terre jusqu'à trouver de l'eau.
C'est comme une gestation étrange. Se nourrir, en prendre plein la poire, avaler, avaler encore.
Puis tout régurgiter une fois passé le pétrin. Ça va sortir, je le sens, je le tiens.
Et quand ce sera là, je serai enfin un homme, personne ne pourra me l'enlever.
Il faut te botter le cul mon gars, trente-sept années que tu es sur cette putain de planète à balbutier.
Une poignée de jours, voilà ce qu'il te reste. Les regrets laisse-les aux passifs. Éternels.
Prends en toi ce que personne ne peut te donner, ce que tu es bordel, accouche..!
Prends le train en marche, renverse tes chaises, hurle face au vent..!
La flamme est là, ne garde rien sous la semelle, consume..!
Plonge la tête la première, on se relève de tout, sauf de l'inertie.
Il faut savoir ouvrir les bras parfois pour attraper les choses.

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Stan
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samedi 28 septembre 2013
Naissance
Retenons la deuxième proposition, elle me sied mieux...
Et c'est là que le bât blesse. N'écrirais-je que pour épancher ou étancher mes douleurs? Revendiquer? Contrarier? Crier? Décrier? N'y a-t-il point au fond de tes entrailles un petit feu de joie qui irrigue tes veines?
Eh, oh, stop..! La pudeur, tu connais..?
Pour les béats de leurs déversements stériles, si toutefois ma prose vous irrite, je ne saurais que trop vous conseiller les réseaux sociaux. Vous pourrez ainsi à l'aide de votre smartphone hégémonique photographier votre crotte, bien plus longue et plus lisse que celle du voisin. Et notifier chacune de celle de vos progénitures, c'est tellement incroyable, il a une dent qui pousse, le mignon chérubin..!
Les joies et satisfactions personnelles sont des choses à garder pour soi, déjà parce que leur étalage est indécent et suspect, mais aussi parce qu'elles ne nourrissent en rien le débat. Au mieux je pourrais vous dire qu'aujourd'hui je brûle de désir à l'idée d'acquérir le dernier Moix, dont je n'ai eu que de brefs extraits, et dont le style excite déjà mes synapses. Ce soir, tu auras intégré mon logis. C'est ainsi, personne ne pourra m'arrêter. Oh je sais, défi un peu facile vu la mise en place aussi gigantesque que son épaisseur, mais dites-vous bien qu'il en eut été de même avec un vieux Dubois achevé d'imprimer en 1989.
J'ai un rapport particulier avec les livres. Enfin, il pourrait l'être si je n'entretenais le même genre de rapport avec d'autres objets, passions, marottes... Des périodes obsessionnelles, où tout tourne autour de l’œil du cyclone, puis l'instant d'après où j'en oublie jusqu'à l'existence. Je ne parle, ne mange, ne bois, ne respire que pour cela, une raison d'être, un sacerdoce, une mission divine, puis une époque chassant l'autre, je passe à une nouvelle lubie. Mais, tiens, en parlant de cela, tout à coup me reviennent les images et odeurs de mes périodes passées, de grandes fenêtres qu'il suffit d'ouvrir pour retrouver tout le sel de l'appétit enfoui..! Je vais égréner ton millier de pages dans ma figure, et avaler ce vent délicieux jusqu'à la lie...Je viens juste de remarquer que le truchement de mon for intérieur m'avait aiguillé sur un roman au titre presque provocateur en vue de la discussion qui nous mena ici. Ce qui ravira son auteur..!
Alors oui, en ces temps difficiles où la faucheuse snobe la tendinite, où les arbres perdent leurs feuilles et les plantes leurs fleurs, où l'on ne sait si le tas de bois sera suffisant pour réchauffer nos âmes, regardons devant, vers les naissances et renaissances à venir. La vie est là bordel..!
Tiens, ça dérape, dévie, décroche, voilà que je me mets à positiver moi maintenant. C'est peut-être juste parce que, là, au moment où je parle, je viens de me rendre compte en tournant cette phrase qu'il n'y a que l'écriture qui puisse me mettre dans cet état de bien-être et de plénitude.
Alors mon gars, qu'est-ce que tu fous le reste du temps..?
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mardi 17 septembre 2013
Bonne route loulou...
Les chevaux t'appellent, loulou, osent un cri dans la nuit. Puis la déchirent en deux. Les sabots battent la mitraille. Mais plus rien ne bat dans ton poitrail. Tu ne répondras pas. Il peuvent hennir à s'en briser les mâchoires. La vie est comme ça, elle s'arrête tout à coup. Du grand n'importe quoi. Une absurde fabrique de dérisoire. Le glas remplace le tocsin. Le curé et ses paraboles osées n'y changeront rien. D'ailleurs, si dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse. Je n'en vois pas de valable. Vas-y, cherche..! Tan qué vire, faï des tours..!
Où es-tu loulou..? Dans la sève de quelle cabane, à la lisière de quel aride paysage, dans quelle chevauchée fantastique, au son de quelle timba..?
Serre-moi dans tes petits bras. Fort. On ne sait jamais ce que le sort nous réserve.
Bonne route loulou...
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Stan
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vendredi 26 juillet 2013
vendredi 17 mai 2013
Le Silence
Cet endroit me manque. Que le temps défile..!
Besoin de cracher des mots. Encore et encore.
Jusqu'à ce que ce ne soit plus qu'un souffle.
S'ils ne sont pas ici c'est qu'ils sont ailleurs...
Mais je reviendrai.
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jeudi 31 janvier 2013
Crève..!
Merci pour tous.
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samedi 1 décembre 2012
Dance with the devil
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vendredi 30 novembre 2012
Mariage pour tous...
Puis vous être arrivées, courageuses, intelligentes, déterminées, libres, et ce qui ne gâche rien, belles.
Joli contraste en face de la bêtise des intégristes de tout poil. Un putain de souffle d'air frais, de coup de pompe dans une fourmilière ou les imbéciles bectent toujours leur poisson du vendredi sans sourciller. Il y a soit-disant des combats plus importants. Mis à part que justement, il commence précisément ici.
L'église n'a plus à pénétrer la vie de la cité. Plus jamais. L'excision est définitive. Chaque flexibilité se paie au prix fort. Il faut être intraitables. Aucune négociation possible. La religion doit être une affaire privée.
Tu veux prier, manger hallal, casher, faire le carême, grand bien te fasse, mais dans ton salon..!
Ceux qui pensent que ces questions sont secondaires se trompent lourdement. Nous en paierons un lourd tribut. Se taire c'est accepter. Il n'y a pas de petit combat. Ta sole meunière, tu peux te la mettre à la raie, ce midi, c'est steak ! Et saucisson en amuse-gueule monsieur..! Je vous laisse à vos déchirements, foutaises et hypothèses, adressez-vous à l'intendance, nous, on paye plus..!
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mardi 20 novembre 2012
dimanche 11 novembre 2012
Un dimanche...
Les huissiers demeurent à distance, la cheminée fume, le buffet est mieux garni, et même si je suis loin de pouvoir compter sur un futur solide, j'arrive presque à voir le mois prochain se profiler, ce qui est une amélioration notable. J'ai considérablement diminué ma consommation éthylique, qui est proche du ridicule et laisse présager un sérieux manque à gagner pour la viticulture, et mes cigarettes ne sont plus assez nombreuses et goudronnées pour tapisser admirablement ma cage pulmonaire. Ma mère est ravie.
A contrario, je dors toujours aussi mal, mais je m’accommode à cela. Il y a bien longtemps que j'ai renoncé à une paix intérieure qui me permettrait de me couper des nuisances de l'humanité. Et puis je me rassure en me disant que c'est le matin que je suis le plus efficace. L'efficacité. C'est bien, il parait.
Indra s'en fout. Indra est morte. Comme ça, dans la nuit, sans faire de bruit. Elle avait encore tout plein de projets à réaliser. Elle m'en avait parlé lors de ce que nous pourrons maintenant appeler notre dernier entretien téléphonique, ponctué par son rire particulier, hérité de son papa. Elle riait beaucoup. Surtout quand je lui racontais mes mésaventures et les rebondissements spectaculaires de ma vie amoureuse. Elle n'aura pas eu le temps de te rencontrer. Elle est morte comme ça. Comme on a pas le droit de mourir. Comme c'est injuste et dégueulasse. Son papa ne rira plus. Et il y a des gens qui croient encore en dieu...
Alors dimanche, j'ai changé d'avis. Je n'ai rien fait. Rien qui ne soit productif, sérieux, lucratif, nécessaire, indispensable, prudent, calculé. Je ne voulais pas crever comme ça sans faire de bruit, sans avoir lu le dernier Nicolas Rey, sans t'avoir regardé cuisiner avec sur la langue l'arôme réglisse du grenache, sans avoir avancé sur mon album mégalo, sans avoir balayé le désert, sans avoir singé Brel devant ma glace, sans avoir rasé ces cheveux blancs qui gagnent du terrain chaque jour, sans avoir essayé de pisser contre le vent, sans avoir tenté, râté, retenté, hurlé, pleuré, détruit, reconstruit, agrafé, dégrafé, imaginé, contemplé, joui, sans avoir écrit ce post de plus sur ce blog nombriliste inutile, sans m'être senti vraiment vivant bordel, vivant..!
Demain, la vie reprendra son cours. Chaque chose à sa place. Tentons sans toutefois trop nous abîmer de ne pas être trop prudents. Marchons sur le fil. Ne vivons pas comme si nous étions immortels.
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lundi 10 septembre 2012
Je pense à autre chose
Le CAC se braque mais brasse du cash
Puis tire l'alarme à l’œil facile
Tire les ficelles et ça s'affole
Empêtré dans la course folle
Si j'ai l'air de prendre la pose
Pendant qu'ça braise à la croissance
Pendant qu'ça vous baise en silence
C'est juste que je pense
Je pense à autre chose
Les copines friment éliment leur jean
Retour d'exta à Ibiza
S'imaginent dans les magazines
Déciment les Aloe vera
Et pendant qu'ça bave et qu'ça glose
Un sourire au coin de la bouche
Avec l'air d'être sur la touche
Je pense juste
Je pense à autre chose
Pendant qu'j'taquine mon spleen au gin
Tonique aux attaques de panique
Je tiens la dragée virtuose
Aux coups de piques de mes névroses
Le jour où elles prendront revanche
Le jour venu des roses blanches
Où mes paupières resteront closes
Dis-toi juste que je pense
Je pense à autre chose
(simon polaris - tigre de papier - 2013)
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dimanche 15 juillet 2012
Retour à la normale (2)
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Patrick Pelloux ministre de la santé moi je dis..! Au diable les mesurettes, la santé n’est pas une entreprise du CAC 40, on passe tous un jour par l’hôpital, nous, nos parents, nos enfants, on y pousse la plupart du temps son dernier soupir, il faut agir..! Le jour où on nous demandera la carte bleue avant la carte vitale il sera trop tard..!! Deux infirmières par étage, payées 1500 euros par mois, qui peut accepter cela, pour quelle humanité.. ?
Bon, j’arrête de m’énerver, ça me tire sur les agrafes…
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samedi 14 juillet 2012
samedi 19 mai 2012
A toi...
Un air pour toi mon petit soleil, pour ton dévouement et tout l'amour que tu m'as donné si naturellement tout au long de ces heures infinies, ta nuque brisée de sommeil sur l'accoudoir de ce fauteuil non inclinable. A nous deux, nous avons plus d'empathie qu'un continent entier.
Cet air pour toi, parce que, lorsque tu écoutes cette chanson, malgré les décennies passées et cette histoire lointaine, tes yeux se mouillent à chaque fois.
On trimballe tous nos tares, nos peurs, notre passé, nos désirs. Il ne faut pas en avoir la frousse ou tenter de le dissimuler. C'est ce qui fait la beauté des choses et notre putain d'humanité.
Nous sommes si différents et si ressemblants à la fois. Quand je te regarde, plus rien n'est impossible. Tu peux compter sur moi, comme un tronc solide, un pilier, un sémaphore les jours de brouillard.
J'en étais déjà sûr, mais maintenant j'en suis certain. Je te veux pour l'éternité.
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lundi 7 mai 2012
Lettre à mes amis...
Lettre à mes amis réels, virtuels, et à ceux avec qui je croyais partager des valeurs indéfectibles.
Très mal dormi car je n’ai pu m’empêcher hier soir de suivre la soirée sur les réseaux sociaux, et que bien qu’aguerri à certaines inepties habituelles, ce que j’ai pu lire ici ou là m’a glacé le sang. Même si cela est bien pratique pour faire le tri, tous ces commentaires prouvent à quel point l'intox a marché et le peu de culture politique et historique de nos contemporains.
Je vais mettre tout le monde à l’aise, je ne suis pas issu d'une famille de gauchistes comme on dit, loin de là, et ne possède pas un seul ancêtre aux racines exotiques, il n'y a qu’à voir mon patronyme.
Qu’on soit de droite, pourquoi pas, il y a bien des gens qui croient en dieu, mais qu'on imagine que c'est la victoire des pauvres, des arabes, des branleurs, des drogués; après toutes les humiliations, la condescendance, la poudre aux yeux, la mégalomanie, l'impudeur totale que l'on a vécue pendant ces longues années, c'est à se pincer. Ou alors c'est qu'on est à court d'arguments.
Je crois comprendre aussi à travers les moqueries que le nouveau président n'est pas assez tape à l’œil, mince, Jet set. Je saisis mieux alors votre déception si vous avez la nécessité d’un président qui vous ressemble. Je ne dois pas avoir l’âme d’un winner. Peut-être que tous les ambitieux, dents longues et autres donneurs de leçon en ont pris un coup dans leur égo. Tout le monde peut se ramasser. Et ce n’est pas forcément la faute du système, ou de la crise. Je vais vous faire une confidence, je connais des gens qui paient l’ISF et qui étaient content du résultat hier soir. Ils continueront à travailler en France, payer des impôts, et je vous rassure, réussiront à boucler les fins de mois sans le moindre souci, et sans toucher à leur train de vie. A l’heure qu’il est, ils sont sereins, ils hésitent juste sur la couleur de leur prochain véhicule.
Non mais sérieusement, de quoi avez-vous peur.. ? Auriez-vous des choses à vous reprocher.. ?
Au pire, rien ne changera, mais avec un peu plus de décence. Libre à chacun de partir à l'étranger, cela aura au moins comme vertu pédagogique de découvrir vraiment le statut d’émigré. J’aimerais rappeler aux quelques imbéciles, qui, pensant manier l’humour avec brio, imaginent que demain le couscous deviendra plat du jour universel ou encore les babouches obligatoires, que la plupart des gens qui ont voté hier sont les plus grand défenseurs de la laïcité et les plus anti communautaristes. Bien à vous de préférer églises aux mosquées ou je ne sais quel temple, je vous laisse entre vous, je ne me sens pas concerné. Je suis un homme libre. Et je pense plus fort que jamais que la religion est une histoire privée, et qu’elle n’a rien à faire dans la vie de la cité.
Alors oui, hier soir, j’étais ravi, sans triomphalisme, car je pense que le programme que j’aimerais voir appliquer un jour aurait vraiment de quoi vous foutre les jetons. Mais j’étais ému.
J’ai pensé à toi, maman, qui bien que déçue par le passé devait avoir les larmes aux yeux devant ta télévision en repensant à tous les gamins que tu as porté dans l’école de la république, avec si peu de moyens et toute cette misère, tu peux partir à la retraite, tu l’as bien mérité malgré tous les crachats infâmes.
J’ai pensé à toi Patrick, qui essayait peut-être de suivre le décompte, de garde au milieu des brancards entassés et des plaies de l’âme.
J’ai pensé à toutes ces femmes qui ne sont toujours pas représentées et considérées.
J’ai pensé à vous, mes amis des minorités si grandes, pédés, noirs, arabes, juifs, mohicans, zapatistes, à ceux qui ont reconstruit la France, ceux qui participent à sa culture bouillonnante et sa créativité légendaire, vous qui vous levez tous les matins malgré les gifles quotidiennes.
J’ai pensé à toutes ces fois où toi, avec ta gueule de métèque, les yeux plein de larmes, tu enviais mon état civil, après avoir essuyé une énième humiliation, alors que tu méritais toutes ces choses autant que moi.
J’ai pensé à Charlie Hebdo et leurs locaux dévastés.
J’ai pensé à tous les inadaptés, les handicapés, les vieux, les rmistes, les chômeurs, qui aimeraient pouvoir prendre part à cet effort collectif.
J’ai pensé à tous mes amis ici, avec leurs noms bizarres et leurs utopies éternelles.
J'ai pensé à Ghis, qui est obligé de bosser double grâce au superbes Lois Robien.
J’ai pensé à vous, Gilles Doyen, Fred Tanari et les autres, avec vos musiques et chansons aussi lucratives que les miennes, mais qui n’ont pas de prix.
J’ai pensé à toi, ma fille, mon petit biscuit, à qui je n’ai su expliquer pourquoi certaines personnes avaient deux maisons et d’autres zéro comme tu dis. Il faut croire que les sueurs ne se valent pas.
Je ne crois en rien, j’espère juste que certaines choses vont changer, comme toujours. Dans le cas contraire, je compte bien me faire entendre. Et fort.
Bon, c’est pas tout mais on est déjà le 7 mai, j’ai le loyer à glisser dans la boite aux lettres de ma propriétaire, et comme elle dit, si vous saviez ce que c’est que d’avoir tous ces appartements à gérer ! Je ne voudrais pas lui mettre une couche supplémentaire d’angoisse.
Et puis j’avais pas dit que lundi c’était le retour de la poésie.. ?
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Stan
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samedi 5 mai 2012
Le petit rocher
La nuit me prend dans sa bouche, me mâche, puis me recrache sur ma couche. Elle ne veut pas avaler. C'est dégueulasse la nuit. Sale et noir foncé. Sa grosse langue ne veut pas de moi. Pas même m'assommer un peu. Je dois me débrouiller tout seul. Comme ça, de but en blanc, au débotté, sans aucun effet d'annonce. La réalité en pleine tronche, et la naïveté de ne jamais s'y attendre. Les nominés sont..........
Il est déjà trop tard.
Ailleurs la respiration est calme, sereine. Ailleurs. Désolé, tu n'as pas la carte, ça se mérite.
Avoir des loisirs.
Passer le temps.
Se changer les idées.
Tout un programme. Je le note.
Tout est en toi. Tu n'as besoin de rien. Laisse ta part aux autres bordel, prends le maquis, t’espère quoi, la médaille en chocolat..?! Fouineur, arrête de fouiner..! Compte plutôt tes cervicales, arrête de rentrer la tête, t'attends quoi, la soudure..? Alors tu ne vaux pas mieux..!
Oh, c'est facile de juger, quelle aisance..! Le plaisir de la diatribe gratuite monsieur, voilà à quoi se résume votre bouillie emphatique..!
Alors, filer, cheveux au vent, reprendre le radeau de la nuit jusqu'à ce que les premières lueurs nous arrachent de la couche infâme. Celle de dessous, celle de dessus, celle de dedans. Tenter d'approcher le rocher à tâtons. Serrer fort à s'en cisailler les paumes. L'escalader par la face vierge. Grimper encore.
Tu sais quoi..? On est pas si mal finalement sur ce petit rocher. Tu comprendras trop tard.
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Stan
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samedi 3 mars 2012
L'Exil
Isolé par moi-même, je me sentais glisser vers une froideur abyssale, contre laquelle j'étais bien incapable de lutter. Il ne me restait qu'une seule chose à faire, et de loin la plus importante, me taire, à tout jamais.
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Stan
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mercredi 1 février 2012
La Boîte en fer
Un genre de grande tabatière
Bien fermée par un cadenas
J'ai tout imaginé derrière
Son inoxydable paroi
Pièces en or trésor de corsaire
Boussole sextant et compas
Afin de faire céder ses serres
Ont cassé mille bouts de bois
Clés trombones petites cuillères
Mais en vain il ne se livra
Puis elle a disparu, ma mère
Lassée de l'éternel combat
A dû la remiser misère
Du reste le temps se chargea
En recherchant quelques affaires
Hier au fond du débarras
J'ai retrouvé ma boite en fer
Trente ans qu'elle m'attendait là
Peut-être est-ce un peu la poussière
Mes yeux revenus de l'émoi
Ou bien encore les fausses pierres
Elle n'est plus si jolie que ça
Je pourrais jouer les monte-en-l'air
Il est si fin ce cadenas
Et lui briser ainsi les nerfs
Avec le moindre casse-noix
Mais cette petite boite en fer
Aujourd'hui je ne l'ouvrirai pas
Elle restera divin mystère
Et c'est peut-être mieux comme ça.
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Stan
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08:29
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