dimanche 30 septembre 2007
vendredi 28 septembre 2007
Droit de veto...
Tu n'as pas besoin pour m'épater de braver le Chikungunya ou d'escalader le Piton de la fournaise. Je suis bien plus ébahi par la traduction simultanée d'une ordonnance ou l'interprétation d'un bilan sanguin. Et qui donc à présent me fera livraison à domicile de dichlorhydrate d'hydroxyzine? Auprès de qui me pourvoir en antalgique antipyrétique non salicylé? Et si d'aventure il m'est à nouveau nécessaire pour rester un temps soit peu acteur social à part entière - apte à cumuler les agios, acheter une lessive qui lave plus blanc que blanc, ou encore mettre un ticket dans l’horodateur - d'ingurgiter quotidiennement un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine, auprès de quelle officine vais-je débarquer, les joues empourprées par la honte de ne pouvoir assumer la lourdeur du poids sur mes épaules qui me penche vers la terre, le trouble inavouable d’un inconscient qui sans passer par la case maîtrise et volonté guide mes (mé)faits et gestes ? Évidemment, tu le sais bien, cela n'est que boutades à l'emporte-pièce, pied de (nouveau)nez, fadaises, rien ne me faisant plus plaisir que de savoir les gens que j'aime guidés par leurs désirs, même si je ne supporte pas les départs et les changements. Mais bon, si tu t'ennuies, tu regrettes, sens poindre la mélancolie, je serai là, je n’aurai pas bougé. Je t’attends…
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Stan
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mercredi 19 septembre 2007
Un peu de pudeur...
Tout le monde descend d'un cran... et d'autres du train en marche... Laisse la place à ton voisin... Ceux qui doutent, ceux qui louchent, pourraient faire preuve d'un peu plus de volonté... on a rien sans rien... tout se mérite...
Le sdf n'est même plus un homme, mais un insecte, on propose de le vaporiser de produits toxiques afin de le cacher à nos yeux si fragiles...
Pas grave, le rmiste viendra remplir ses rangs dans quelques mois, quand il lui sera impossible de se loger et de se nourrir...
Le smicard, à qui on demande pour un logement décent des garanties impossibles à fournir ne vit plus mais survit, arrivant à peine à dormir et manger pour retourner au turbin, il détient à peu près le pouvoir d'achat du rmiste il y a quinze ans, mais lui au moins il bosse... et qu'il la boucle, certains sont quand même prêts à prendre sa place...
Fonctionnaire, la belle affaire, un métier sûr, d'avenir... par le passé... et quel fonctionnaire? l'instit? l'infirmière? le flic? le contrôleur des impôts? la greffière du tribunal? l'assistante sociale? le pompier? ce mot ne veut rien dire... de toute façon réjouissez-vous, on vous mitonne en ce moment même le plus grand démantèlement de l'histoire, vous n'aurez plus à cracher sur celui que vous enviez...
Les fraîchement licenciés, trop vieux, trop noirs, trop femmes, trop idéalistes, ces simples d'esprit qui ne comprennent pas pourquoi ils sont virés alors que leur entreprise vient de battre tous les records de bénéfice, seront ravis ce soir, d'entendre encore que le nombre de demandeur d'emploi est en baisse et la bourse en hausse, peut-être pourront-ils aller miser leurs indemnités sur Total ou Vivendi...
J'oubliais, ce doit être de la faute des 35 heures et de l'euro...
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Stan
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lundi 17 septembre 2007
On en est là...
Bon courage à eux pour la suite...
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Stan
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13:41
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mercredi 12 septembre 2007
lundi 10 septembre 2007
dimanche 9 septembre 2007
Sombre
Avec des noeuds pour y penser
Les mains dans les poches d'hier soir
On finissait par oublier
(Eiffel - Sombre - Le 1/4 d'heure des ahuris - 2002)
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jeudi 6 septembre 2007
La vie me fait peur
(Quatrième de couverture élidée de "La vie me fait peur" (Jean-Paul Dubois - Seuil - 1994)
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mardi 4 septembre 2007
La Tasca
Je ne vous dirai pas qu’on se croirait en Espagne, vu que les voyages c’est pas vraiment ma spécialité, que ça fait longtemps que je n’y ai pas mis les pieds, et que ma boussole indique plutôt des latitudes moins exotiques où le folklore accomode de préférence les galettes de sarrazin, le cidre, le calva et les tartes aux pommes, mais si on mange aussi bien en Espagne, et dans une si bonne ambiance, alors ça vaut le coup de faire les trois cent trente quatre kilomètres qui nous séparent de la région ibérique. En même temps, c'est d'autant plus pratique et moins onéreux de pousser la porte de la Tasca, surtout vu la piètre qualité de mon espagnol. Et puis surtout, un lieu, c'est d'abord des gens. Ici, dixit David, le patron de l'établissement, on vous a mis les meilleurs. A commencer par lui. Et en face d'Hervé, son comparse, personne n'osera dire le contraire. Avec un physique à faire palir un déménageur Breton, passé une heure correcte, il torture sa guitare et frise l'apoplexie à essayer de choper la tierce du dessus, jusqu'à ce que la petite retombe dans vos bras, car ici, lors des tournantes, les filles ont les yeux qui brillent et réclament les morceaux suivants tandis que la six corde passe de main en main. On se sent bien, on aspire la fumée et on enchaine. Comment faire, pour éviter les poncifs, ici c'est comme à la maison, en tout cas une maison ou on laisse la morosité sur le palier, ou les soucis sont repoussés au lendemain, au diable les varices, et ou la torpeur de la nuit devient porte de tous les possibles.
Allez Hervé, fais monter la pression, David, débouche-nous donc encore un petit Funambule, n'est pas né qui nous mettra dehors avant nos postillons, ce soir le verbe sera haut et la vanne fusante, on est soudés, prêts à affronter le réveil difficile, la prudence est aux fers, le cap bien ancré dans la tempête, et au diable les emmerdements..!
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Stan
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dimanche 2 septembre 2007
samedi 1 septembre 2007
Volontaire
Amertume désenchantée
Sollicitude solitaire
Destruction romantique
Brimades à l'échelle planétaire
Dose infime seuil limite
La platitude nécessaire
Navré déficient dépoli
Latitudes humanitaires
Prise d'otage crise de nerfs
Courbe d'amour déficitaire
Torture mentale vide cérébral
La tête dans la pompe amère
Viens me chercher me noyer
J'en fais une belle affaire
Partir les pieds devants
J'en deviens volontaire
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Stan
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